·         M.BENMEDJAHED 

·         Module français  

·         PROMO : Espagnole L3.

·         Année 2023-2024 


Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen

Faculté des Langues Étrangères — Département d’espagnol

Fiche d’identification de la ressource déposée en ligne

Module

Français transversal (unité d’enseignement transversale UET1, matière « Langue étrangère », enseignée en français)

Niveau

Licence 3 (troisième année de licence), filière Espagnol, spécialité Langue espagnole

Type d’enseignement

Cours

Semestre

Semestre 2 de la troisième année (semestre 6 de la licence)

Place dans le semestre

Semaines 10 et 11 du semestre 2

Numéro et titre de la leçon

Chapitre 11. Le compte rendu critique et la synthèse de documents

Enseignant

Dr BENMEDJAHED Gallal Sidi Mohamed, maître de conférences classe B (MCB)

Année universitaire

2023/2024

Référence du fichier

L3_S2_COURS_05 — extrait du polycopié « Le français, module transversal en troisième année de licence : comprendre, organiser et communiquer à l’écrit et à l’oral »

 

Chapitre 11. Le compte rendu critique et la synthèse de documents

Fiche du chapitre

Domaine de compétence : compréhension et expression écrites   |   Semaines : 10 et 11 du semestre 2

Objectifs

•  distinguer le compte rendu objectif et le compte rendu critique ;

•  formuler une appréciation argumentée et mesurée sur un document ;

•  confronter plusieurs documents à l’aide d’un tableau ;

•  rédiger une synthèse organisée par idées, fidèle et objective.

Compétences travaillées : C6 et C10, avec C8 pour l’appréciation critique.

Prolongement proposé : constitution d’un petit dossier de deux ou trois articles sur un même thème et rédaction de leur synthèse ; ce travail prépare l’étape 2 du projet de fin d’année.

Évaluation : en cours de chapitre, exercices 51 à 55 ; travaux d’application, série 8 ; examen du semestre 2, partie B.

 

Au semestre 1, le chapitre 5 a présenté le compte rendu objectif, qui rend compte d’un document sans le juger. Le chapitre 11 franchit deux étapes supplémentaires. La première consiste à ajouter au compte rendu une appréciation argumentée : c’est le compte rendu critique, que l’on rencontre dans les revues, dans la présentation d’ouvrages et dans de nombreux travaux universitaires. La seconde consiste à travailler sur plusieurs documents à la fois : c’est la synthèse, qui confronte des textes portant sur un même thème et en présente les apports de manière organisée. Ces deux exercices mobilisent l’ensemble des compétences de compréhension et de reformulation acquises depuis le début de l’année.

11.1. Du compte rendu objectif au compte rendu critique

Le compte rendu critique comprend deux parties nettement distinctes. La première présente le document de manière objective, selon la démarche du chapitre 5 : identification du document, thèse, idées principales. La seconde formule une appréciation : elle évalue le document, en souligne les qualités et les limites, et indique son intérêt pour le lecteur.

La séparation entre les deux parties est essentielle. Un compte rendu qui mêle dès le départ présentation et jugement ne permet plus au lecteur de savoir ce que dit le texte et ce qu’en pense le rédacteur. On marque donc le passage de l’une à l’autre par une phrase de transition : « Cet article appelle plusieurs remarques. », « Si cette analyse est convaincante sur plusieurs points, elle suscite aussi quelques réserves. »

Le mot critique ne signifie pas ici négatif. Une appréciation critique est un jugement raisonné, qui peut être favorable, défavorable ou nuancé. Elle porte sur des critères identifiables : la clarté de l’exposé, la solidité des arguments, la pertinence des exemples, l’actualité des informations, l’intérêt du document pour un public donné.

11.2. Formuler une appréciation argumentée

Une appréciation ne vaut que par sa justification. Dire qu’un article est « intéressant » ou « pas convaincant » ne suffit pas ; il faut indiquer en quoi, en s’appuyant sur le texte. On retrouve ici la démarche de l’argumentation (chapitres 7 et 8) : chaque jugement est un argument, qui appelle une explication et un exemple tiré du document.

Tableau 45. Formules pour l’appréciation critique

Appréciation

Formules

Favorable

L’auteur a le mérite de... ; l’analyse est d’autant plus convaincante que... ; on appréciera la clarté de... ; l’exemple de... illustre de manière pertinente...

Réservée

On peut regretter que... (+ subjonctif) ; l’argument selon lequel... mériterait d’être nuancé ; l’auteur ne précise pas... ; on aurait souhaité que...

Nuancée

Si l’analyse est convaincante sur..., elle l’est moins sur... ; malgré quelques limites, ce texte... ; tout en reconnaissant..., on peut s’interroger sur...

Intérêt pour le lecteur

Ce texte constitue une bonne introduction à... ; il intéressera particulièrement... ; il invite à réfléchir sur...

 

Le ton de l’appréciation reste mesuré. Le registre universitaire évite les jugements catégoriques et le vocabulaire affectif (« c’est nul », « c’est génial »). Il préfère des formulations précises et modalisées, qui montrent que le jugement repose sur un examen attentif.

11.3. Confronter des documents : le tableau de confrontation

La synthèse porte sur un dossier de plusieurs documents, en général deux à quatre, qui traitent d’un même thème sous des angles différents. Avant de rédiger, il faut confronter ces documents, c’est-à-dire repérer ce qu’ils disent sur les mêmes questions. L’outil le plus efficace pour ce travail est le tableau de confrontation : les lignes correspondent aux idées ou aux questions communes, les colonnes aux documents.

On procède en trois temps. On lit chaque document et on en dégage la thèse et les idées principales, comme pour un compte rendu. On identifie ensuite les idées ou les questions que plusieurs documents abordent : ce sont les lignes du tableau. On complète enfin le tableau en indiquant, pour chaque document, ce qu’il dit sur chaque question, puis on caractérise la relation entre les documents : convergence, divergence ou complémentarité. Ce tableau fournit directement le plan de la synthèse.

Dossier documentaire, rédigé pour le cours : le numérique et l’apprentissage des langues

Document 1. Extrait d’un article de vulgarisation

« Les applications d’apprentissage des langues ont transformé la manière dont beaucoup d’étudiants pratiquent une langue étrangère. Disponibles en permanence, elles permettent de réviser du vocabulaire quelques minutes par jour, ce qui favorise la mémorisation. Leur principal atout est la régularité qu’elles encouragent. Leur limite est tout aussi nette : elles proposent surtout des exercices courts et répétitifs, qui entraînent à reconnaître des mots plus qu’à construire un discours. Pour apprendre à argumenter ou à rédiger, l’échange avec un enseignant et avec d’autres apprenants reste irremplaçable. »

Document 2. Témoignage d’une étudiante de troisième année

« Je regarde des séries en français avec les sous-titres, puis sans sous-titres. Au début, je ne comprenais presque rien ; maintenant, je comprends l’essentiel. Mon oreille s’est habituée aux accents et au rythme de la langue parlée. En revanche, cela ne m’a pas aidée pour l’écrit : dans mes copies, je fais toujours les mêmes erreurs d’accord. Pour ça, il m’a fallu travailler autrement, avec mon carnet d’erreurs et les corrections de l’enseignant. »

Document 3. Extrait d’un guide pédagogique destiné aux enseignants

« Les ressources numériques ne remplacent pas l’enseignement ; elles en élargissent le champ. Bien utilisées, elles offrent un accès quotidien à la langue authentique : presse en ligne, radio, vidéos, échanges écrits. Encore faut-il que les étudiants apprennent à les choisir et à les exploiter. L’enseignant joue ici un rôle de guide : il recommande des ressources fiables, propose des activités qui en tirent parti et aide les étudiants à transformer une exposition passive à la langue en un véritable apprentissage. »

 

11.4. Rédiger la synthèse

La synthèse de documents obéit à des règles proches de celles du résumé, mais elle s’en distingue par son organisation. Elle est objective : elle ne contient ni opinion personnelle ni information extérieure au dossier. Elle est organisée par idées, et non document par document : une synthèse qui résume successivement le document 1, puis le document 2, puis le document 3, ne confronte rien. Elle exploite tous les documents, en indiquant à chaque fois la source entre parenthèses, par exemple (doc. 1). Elle respecte la longueur demandée.

La synthèse comporte trois parties. L’introduction présente brièvement les documents, en indiquant leur nature, et formule la question commune qui les relie. Le développement s’organise en deux ou trois parties, qui correspondent aux principales lignes du tableau de confrontation ; chaque partie confronte les points de vue des documents sur une même question. La conclusion dresse un bilan de la confrontation, sans prendre parti.

Pour confronter les documents, on dispose de formules qui expriment leurs relations : les documents 1 et 3 s’accordent pour souligner que... ; alors que le document 1 insiste sur..., le document 2 montre que... ; le document 3 complète ce point de vue en... ; à la différence du témoignage (doc. 2), le guide pédagogique (doc. 3)...

11.5. Activités d’application

Les exercices portent d’abord sur le compte rendu critique, puis sur la synthèse. Le premier fait distinguer présentation et appréciation ; le deuxième demande un compte rendu critique complet ; les trois derniers conduisent, à partir du dossier documentaire, du tableau de confrontation à la synthèse rédigée.

Exercice 51. Distinguer présentation et appréciation

Consigne. Les phrases suivantes sont extraites d’un compte rendu critique. Indiquez pour chacune si elle relève de la présentation objective ou de l’appréciation, et justifiez votre réponse par un indice linguistique.

a) L’auteur s’interroge sur la place du téléphone portable dans les salles de cours.

b) On appréciera la variété des arguments, qui vont des considérations pratiques aux valeurs.

c) Il propose de remplacer l’interdiction par des usages négociés.

d) On peut cependant regretter que l’article ne s’appuie sur aucune donnée chiffrée.

e) Ce texte intéressera particulièrement les enseignants qui s’interrogent sur leurs règles de classe.

Exercice 52. Rédiger un compte rendu critique

Consigne. Rédigez un compte rendu critique du texte support du chapitre 7, « Le téléphone en cours : interdire ou apprendre à s’en servir ? », en 200 à 250 mots. Votre compte rendu comportera une présentation objective, une phrase de transition et une appréciation nuancée appuyée sur deux critères au moins.

Exercice 53. Construire le tableau de confrontation

Consigne. À partir des trois documents du dossier, construisez un tableau de confrontation de trois lignes : apports du numérique ; limites du numérique ; rôle de l’enseignement et de l’enseignant. Pour chaque ligne, indiquez la relation entre les documents : convergence, divergence ou complémentarité.

Exercice 54. Rédiger l’introduction et le plan de la synthèse

Consigne. Rédigez l’introduction de la synthèse du dossier, en présentant les trois documents et en formulant la question commune. Proposez ensuite un plan en deux parties, fondé sur votre tableau de confrontation.

Exercice 55. Rédiger la synthèse

Consigne. Rédigez la synthèse complète du dossier en 200 à 230 mots. Votre synthèse sera organisée par idées, exploitera les trois documents et ne contiendra aucune opinion personnelle.

Synthèse : ce qu’il faut retenir

•  Le compte rendu critique sépare nettement la présentation objective et l’appréciation, reliées par une phrase de transition.

•  Une appréciation critique est un jugement raisonné, favorable, réservé ou nuancé, toujours justifié par le texte.

•  La synthèse confronte plusieurs documents sur un même thème ; le tableau de confrontation en prépare le plan.

•  La synthèse est objective, organisée par idées et non document par document, et exploite tous les documents en les citant.

•  Les formules de confrontation expriment la convergence, la divergence et la complémentarité des documents.

 

Réinvestissement

Réunissez deux ou trois articles courts, publiés dans la presse francophone, qui traitent d’un même thème sous des angles différents. Construisez leur tableau de confrontation, puis rédigez une synthèse d’environ deux cents mots. Rédigez enfin, séparément, un paragraphe d’appréciation personnelle sur le document qui vous a paru le plus éclairant : cette distinction entre synthèse et opinion est celle qui sera demandée dans le projet de fin d’année.

 

11.6. Travaux d’application, série 8 : confronter des documents

Chapitre mobilisé : 11. Objectif : confronter deux documents courts et produire une synthèse et une appréciation distinctes.

Dossier, rédigé pour le cours : lire en version originale ou en traduction ?

Document 1. Extrait d’une chronique littéraire

« Lire une œuvre dans sa langue d’origine, c’est entendre la voix de l’auteur sans intermédiaire. Les jeux de mots, le rythme des phrases, les nuances de registre se perdent souvent en traduction. Pour un étudiant en langues, la lecture en version originale est en outre le meilleur des entraînements : elle enrichit le vocabulaire et familiarise avec les structures de la langue. »

Document 2. Extrait d’un entretien avec une traductrice

« Une bonne traduction n’est pas une version appauvrie de l’original : c’est une recréation, qui cherche des équivalents aux effets du texte de départ. Elle permet surtout d’accéder à des œuvres écrites dans des langues que l’on ne connaît pas. Lire un roman japonais ou russe en traduction, c’est s’ouvrir à des littératures qui resteraient sinon inaccessibles. Et lire en parallèle l’original et sa traduction est un excellent exercice pour un étudiant en langues. »

 

Série 8, exercice 1. Confronter

Consigne. Construisez le tableau de confrontation des deux documents en trois lignes : intérêt de la lecture en version originale ; valeur de la traduction ; intérêt pour l’étudiant en langues. Caractérisez la relation entre les documents pour chaque ligne.

Série 8, exercice 2. Synthétiser, puis apprécier

Consigne. Rédigez une synthèse objective des deux documents en 120 à 140 mots. Rédigez ensuite, séparément, un paragraphe de six à huit lignes dans lequel vous exprimez et justifiez votre propre position.

11.7. Corrigés des activités et des travaux d’application

Exercice 51. a) Présentation (s’interroge, verbe introducteur neutre). b) Appréciation (on appréciera). c) Présentation (il propose). d) Appréciation (on peut regretter). e) Appréciation de l’intérêt du texte (intéressera particulièrement).

Exercice 52. Éléments attendus : présentation du texte, de sa question et de sa thèse ; résumé des trois arguments et de la concession ; transition ; appréciation nuancée, par exemple : variété des arguments et prise en compte de l’objection (qualités) ; absence de données chiffrées et généralisation à partir de situations particulières (réserves).

Exercice 53. Apports : convergence des trois documents (régularité et mémorisation, doc. 1 ; habituation de l’oreille, doc. 2 ; accès quotidien à la langue authentique, doc. 3). Limites : convergence des documents 1 et 2 (reconnaissance plutôt que production, doc. 1 ; aucun effet sur l’écrit, doc. 2), le document 3 restant implicite. Rôle de l’enseignement : complémentarité (échange irremplaçable, doc. 1 ; corrections, doc. 2 ; rôle de guide, doc. 3).

Exercices 54 et 55. Voir la production-type 2, présentée et commentée ci-dessous.

Production-type 2 : synthèse du dossier « Le numérique et l’apprentissage des langues » (exercices 54 et 55)

« Trois documents (un extrait d’article de vulgarisation, doc. 1 ; le témoignage d’une étudiante, doc. 2 ; un extrait de guide pédagogique, doc. 3) s’interrogent sur la place du numérique dans l’apprentissage des langues : quels apports et quelles limites présente-t-il, et quel rôle laisse-t-il à l’enseignement ?

Les documents s’accordent d’abord sur les apports des outils numériques. Les applications favorisent la régularité et la mémorisation du vocabulaire (doc. 1), tandis que les séries habituent l’oreille aux accents et au rythme de la langue parlée (doc. 2). Le guide élargit ce constat : le numérique offre un accès quotidien à la langue authentique (doc. 3).

Ces outils présentent néanmoins des limites, que les documents 1 et 2 décrivent de manière convergente. Les applications entraînent à reconnaître des mots plus qu’à construire un discours (doc. 1), et l’exposition aux séries n’améliore pas la correction de l’écrit (doc. 2). Tous trois soulignent en conséquence le rôle de l’enseignement : l’échange avec l’enseignant reste irremplaçable pour argumenter et rédiger (doc. 1), les corrections guident le travail sur l’écrit (doc. 2), et l’enseignant aide à choisir les ressources et à transformer l’exposition en apprentissage (doc. 3).

Les documents présentent ainsi le numérique comme un complément précieux de l’enseignement, et non comme un substitut. » (222 mots)

Commentaire. La synthèse est organisée par idées, en deux parties qui correspondent aux lignes du tableau de confrontation, et non document par document. Chaque document est exploité et cité entre parenthèses. Les relations entre documents sont explicites (s’accordent, tandis que, élargit, de manière convergente). La conclusion dresse un bilan sans exprimer d’opinion personnelle.

 

Série 8. Tableau : intérêt de la version originale, présent dans les deux documents, mais affirmé sans réserve par le document 1 (convergence partielle) ; valeur de la traduction, perte pour le document 1, recréation pour le document 2 (divergence) ; intérêt pour l’étudiant, entraînement par la lecture en version originale (doc. 1) et par la lecture parallèle de l’original et de sa traduction (doc. 2) (complémentarité).

Références bibliographiques de la leçon

Section ajoutée lors de l’extraction de la leçon pour le dépôt en ligne. Les références sont reproduites à l’identique d’après la bibliographie générale du polycopié source ; le texte de la leçon n’a pas été modifié.

Aucune référence bibliographique spécifique identifiable dans le polycopié source pour cette leçon.


https://www.lemonde.fr/archives/article/1968/06/08/qu-est-ce-que-la-langue-d-oc_2496115_1819218.html


Qu'est-ce que la langue d'oc ?

Le Monde

Publié le 08 juin 1968 à 00h00, modifié le 08 juin 1968 à 00h00

Temps de Lecture 2 min.

La langue d'oc - ou occitan - est l'une des dix langues romanes issues du latin populaire confronté aux systèmes phonétiques et syntactiques des langues préexistant dans la Romania orientale et occidentale. Ces langues romanes font habituellement l'objet d'une classification distinguant : le balkano-roman, l'italo-roman, l'ibéro-roman et le gallo-roman. Ce dernier se subdivise lui-même en gallo-roman septentrional (langue d'oïl et ses dialectes) et gallo-roman méridional ou langue d'oc. Le franco-provençal, parler intermédiaire entre la langue d'oc et la langue d'oïl, n'a, pour sa part, jamais joué de rôle important dans l'histoire de la nation française.

" Grosso modo " un tiers du territoire français est actuellement de langue d'oc. Il faut tenir compte que nombre de " désoccitanisés " sont à même de suivre une conversation en langue d'oc et peuvent sans trop de difficulté récupérer l'essentiel de leur langue ethnique (on cite le cas de l'émission " Lo quart d'ora dau provençau " dont l'écoute était très importante à Marseille - ville réputée pourtant avoir perdu sa langue, déjà en régression du vivant même de Victor Gelu, c'est-à-dire au milieu du XIXe siècle). On utilise l'occitan dans les départements suivants (en minuscules les départements qui sont en partie de langues d'oc, basque ou catalane, quelle que soit l'importance de ce domaine) : Allier, BASSES-ALPES, HAUTES-ALPES, Alpes-Maritimes (où subsistent des parlers italiques), Ardèche, ARIÈGE, AUDE, BOUCHES-DU-RHÔNE, CANTAL, Charente, CORRÈZE, Creuse, DORDOGNE, Drôme, GARD, HAUTE-GARONNE, GERS, GIRONDE, HÉRAULT, Isère, LANDES, Loire, HAUTE-LOIRE, LOT, LOT-ET-GARONNE, LOZÈRE, Puy-de-Dôme, Basses-Pyrénées (avec domaine basque), HAUTES-PYRÉNÉES, Pyrénées-Orientales (presque entièrement catalanes), TARN, TARN-et-GARONNE, VAR, VAUCLUSE, Haute-Vienne. S'y ajoutent le Val d'Aran, en Espagne, qui est de dialecte gascon, et quelques vallées italiennes de dialecte provençal.

Bien que la littérature dialectale n'apparaisse qu'au XVIe siècle sur les ruines de la littérature classique, il est probable qu'à l'égal de la langue d'oïl, l'occitan médiéval connaissait déjà une situation dialectale. Les principaux dialectes modernes sont le limousin, l'auvergnat, le provençal, le languedocien et le gascon. Ceux-ci se divisent à leur tour en sous-dialectes : provençal rhodanien, maritime, central, cévenol-alpin, etc.