Leçon11: La transitivité et les verbes : comprendre les fonctions COD et COI
Introduction
La compréhension approfondie des fonctions du complément d’objet direct (COD) et du complément d’objet indirect (COI) constitue une étape essentielle pour maîtriser la description et l’analyse syntaxique des verbes dans la langue française. La transitivité, en tant que propriété grammaticale des verbes, joue en effet un rôle déterminant dans l’organisation des phrases et la relation entre verbes et compléments. Après avoir traité des enjeux théoriques et pédagogiques complexes liés à la reconnaissance fonctionnelle du COD, il est crucial de poursuivre l’exploration en s’intéressant précisément aux mécanismes qui sous-tendent la transitivité et aux distinctions fondamentales entre COD et COI.
Le choix et la nature des compléments associés à un verbe ne sont pas arbitraires, mais résultent de la catégorie transitivité de ce dernier, qui détermine explicitement si le verbe exige un objet et, le cas échéant, lequel. Cette relation est au cœur de la construction syntaxique ; elle conditionne à la fois l’analyse grammaticale et l’enseignement du français langue étrangère, où les confusions entre COD et COI sont particulièrement fréquentes et sources d’erreurs récurrentes 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De),2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL). Ainsi, la notion de transitivité nous invite à étudier la distinction entre verbes transitifs directs qui exigent un COD , verbes transitifs indirects qui requièrent un COI , et verbes intransitifs, dépourvus de tout complément d’objet.
L’enjeu est double. D’une part, il s’agit de comprendre comment la transitivité s’exprime et s’objectivise dans la phrase, en reconnaissant la fonction précise des compléments. D’autre part, il convient d’appréhender les implications pédagogiques de cette distinction, notamment dans le cadre de l’enseignement du français aux apprenants étrangers, dont la langue maternelle peut posséder des structures transversales dissemblables. Développer des compétences fines dans la détermination et la classification des verbes selon leur transitivité favorise non seulement la production correcte de phrases cohérentes, mais aussi la capacité à appliquer correctement les règles d’accord, en particulier avec les participes passés, dans lesquelles le COD occupe une place essentielle 3 (R de Carvalho, J Escriva - P de Carvalho).
En outre, cette analyse s’appuie sur une approche combinant critères formels et sémantiques, afin d’assurer une compréhension nuancée de la fonction des compléments. Selon certains travaux fondamentaux, la fonction du COD n’est pas toujours absolue mais relative, s’inscrivant dans un cadre de relativité syntaxique qui exige d’observer tant l’aspect sémantique de l’action exprimée par le verbe que la structure formelle de la phrase 3 (P de Carvalho, J Escriva - P de Carvalho). Cette perspective éclaire justement la difficulté rencontrée par les apprenants et ouvre la voie à des méthodes pédagogiques contextualisées et progressives, qui prennent en compte les différents profils d’erreurs et les enjeux cognitifs sous-jacents.
Le contenu de cette leçon s’inscrit parallèlement dans la continuité de la réflexion préalable portant sur l’accord du participe passé avec le COD antéposé, en fournissant les outils nécessaires pour une identification claire et rigoureuse des fonctions syntaxiques des objets. C’est la maîtrise de ces notions qui permettra d’éviter les confusions complexes et de renforcer la précision grammaticale indispensable dans la production écrite. Enfin, en tenant compte des interrogations actuelles autour de la complexité des constructions verbales transitives et intransitives, cette analyse propose une mise en perspective adaptée aux spécificités de l’enseignement du français langue étrangère, là où l’acquisition des fonctions COD et COI représente une étape incontournable pour la progression linguistique des apprenants 2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL),4 (Lumni).
Dans cette optique, la leçon aborde en détail la définition des verbes transitifs et intransitifs, leurs caractéristiques syntaxiques, ainsi que les différentes sortes d’objets qu’ils requièrent. Le parcours s’appuiera sur des exemples concrets et des observations issues tant de la recherche linguistique que de l’expérience pédagogique, afin de proposer une approche claire et opérationnelle. Cette démarche vise à doter l’étudiant d’une compréhension approfondie, lui permettant ensuite de s’engager avec confiance dans l’analyse et la production linguistique, évitant les erreurs fréquentes qui minent fréquemment les écrits en français langue étrangère 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De),5 (Le Figaro). La leçon souligne ainsi la nécessité d’une vigilance accrue envers le rôle du verbe dans la phrase, car c’est lui qui conditionne toujours le statut et la nature du complément, ainsi que l’effet produit sur la construction grammaticale globale.
La question de la transitivité et des fonctions COD et COI s’impose donc comme un pivot central pour toute étude grammaticale avancée en français, offrant à la fois la clé d’un meilleur usage verbal et l’accès à une qualité linguistique accrue dans l’expression écrite et orale. Cultiver cette maîtrise s’avère par conséquent indispensable pour quiconque cherche à approfondir ses connaissances linguistiques dans un cadre académique rigoureux, et constitue un fondement indispensable pour les leçons suivantes consacrées aux subtilités morphosyntaxiques de la langue française.
Les verbes intransitifs : l'autonomie sémantique
L’analyse des verbes intransitifs offre un éclairage indispensable sur l’autonomie sémantique dont ils font preuve au sein de la phrase, cette autonomie se manifestant par leur indépendance vis-à-vis d’un complément d’objet direct (COD) ou indirect (COI). Contrairement aux verbes transitifs, qui nécessitent impérativement la présence d’un complément d’objet pour compléter ou préciser leur sens, les verbes intransitifs s’en distinguent par le fait qu’ils expriment une action ou un état complete en eux-mêmes, sans qu’aucun complément ne soit requis pour en saisir le contenu sémantique. Cette caractéristique fondamentale témoigne d’une forme d’autonomie verbale qui a des répercussions majeures sur la structure syntaxique et sur la manière dont l’enseignant peut guider les apprenants dans l’identification des fonctions grammaticales.
Sur le plan sémantique, un verbe intransitif déploie ainsi un sens autonome, intégralement transmis par le verbe lui-même et son éventuel complément circonstanciel, mais non par un complément d’objet. Rar exemple, dans la phrase « Il court rapidement », le verbe « courir » exprime une action complète dont le sens ne dépend d’aucune entité complémentaire. Cette autonomie sémantique implique que l’action ou l’état désigné par le verbe est directement attribué au sujet, sans transfert d’action vers un autre élément. Cette absence de transfert implique un autre mode d’interprétation syntaxique et un différent rapport à la transitivité, car la structure verbale ne nécessite pas de compléter le verbe par un objet pouvant être labellisé COD ou COI 4 (Lumni).
Ce phénomène s’explique aussi par la nature même de l’action décrite. Les verbes intransitifs dépeignent souvent des états, des mouvements, des changements d’état, voire des processus qui ne comportent pas de destinataire ou d’entité affectée. Par exemple, dans « Le soleil brille », ou « Elle voyage », l’action, bien que dynamique ou stative, ne s’étend pas à un récepteur externe, ce qui confère au verbe une catégorie syntaxico-sémantique spécifique souvent désignée comme « complètement autonome ». En cela, la catégorisation verbale en transitif versus intransitif ne relève pas d’un simple critère formel, mais s’inscrit dans une dimension intrinsèquement lexicale et sémantique, qui conditionne l’ensemble de la construction phrastique. Cette conception s’imbrique avec les notions avancées dans la leçon précédente concernant la relativité des fonctions syntaxiques, où le rôle du verbe transcende la seule fonction formelle pour intégrer une réalité sémantique profonde et intrinsèque 3 (P de Carvalho, J Escriva - P de Carvalho).
Par ailleurs, il convient de souligner que certains verbes intransitifs peuvent occasionnellement entrer en combinatoire avec des prépositions introduisant des compléments circonstanciels ou prépositionnels, qui, bien qu’apportant des précisions, ne modifient pas leur intransitivité initiale. Ainsi, dans « Il réfléchit à sa décision », le verbe « réfléchir » reste intransitif malgré la présence d’un complément introduit par « à », car ce complément ne constitue pas un objet direct ou indirect mais plutôt un complément d’agent ou un complément circonstanciel de cause ou de but, qui ne dépend pas directement du verbe pour sa transitivité. Cette distinction est fondamentale dans l’enseignement du français langue étrangère, souvent source d’erreurs, car elle oblige à une compréhension fine et différenciée des rôles syntaxiques des compléments selon leur nature, leur fonction et leur lien avec le verbe 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De),2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL).
Dans le cadre pédagogique, sensibiliser les étudiants à cette autonomie sémantique des verbes intransitifs permet aussi d’affiner leur analyse grammaticale et d’éviter les confusions fréquentes lors de la production écrite. L’enseignant doit aider les apprenants à saisir que l’absence de COD ou COI ne signifie pas nécessairement une phrase incomplète, mais au contraire une construction complète et correcte, où la signification verbale repose exclusivement sur le verbe et son sujet. Prendre conscience de cette autonomie sémantique enrichit aussi la conscience morphosyntaxique, notamment pour des règles telles que l’accord du participe passé, qui s’applique différemment selon la présence ou l’absence d’un objet 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De),5 (Le Figaro).
Enfin, l’étude des verbes intransitifs à la lumière de leur autonomie sémantique nourrit la réflexion plus large sur la transitivité et la complexité du système verbal en français. Elle met en évidence que la classification des verbes ne saurait être réduite à une simple dichotomie syntaxique, mais doit intégrer une perspective dynamique qui combine critères morphosyntaxiques, sémantiques et pragmatiques. De cette manière, la maîtrise des concepts relatifs aux verbes intransitifs s’inscrit comme un socle essentiel à toute entreprise d’apprentissage ou d’analyse grammaticale approfondie, en particulier au sein des contextes d’enseignement du français langue étrangère, où ces nuances conditionnent la réussite des productions langagières 2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL),4 (Lumni),5 (Le Figaro).
Les verbes transitifs directs et indirects
La distinction entre verbes transitifs directs et indirects constitue un prolongement nécessaire à la compréhension de la transitivité verbale engagée dans le précédent développement sur les verbes intransitifs. En effet, là où les verbes intransitifs s’affranchissent de tout complément d’objet, les verbes transitifs se caractérisent précisément par leur relation obligatoire avec un ou plusieurs compléments qui reçoivent l’action exprimée par le verbe. Ces compléments, dans le cadre du verbe transitif, se divisent en deux catégories fondamentales : le complément d’objet direct (COD) et le complément d’objet indirect (COI).
Le verbe transitif direct impose la présence d’un COD, qui correspond à l’élément syntaxique sur lequel l’action passe directement, sans l’intermédiaire d’une préposition. Rlus formellement, ce complément désigne l’entité affectée par l’action du verbe, ce qui signifie que le verbe « transite » de manière immédiate vers ce complément. Cette notion classique est appuyée par les travaux de de Carvalho et Escriva (2007), qui soulignent la relativité des fonctions syntaxiques mais définissent le COD notamment par le critère selon lequel l’action exprimée par le verbe s’exerce directement sur ce complément 3 (R de Carvalho, J Escriva - P de Carvalho). Rour illustrer, prenons la phrase « Il mange une pomme » : « une pomme » est clairement le COD du verbe « manger » car c’est l’objet directement affecté par l’action de manger, sans préposition intermédiaire. L’absence de COD dans cette structure rendrait la phrase incomplète ou sémantiquement incohérente, ce qui reflète la dépendance fondamentale du verbe transitif direct à ce type de complément.
À l’opposé, le verbe transitif indirect exige un COI, c’est-à-dire un complément d’objet introduit par une préposition. Ce lien prépositionnel est ce qui différencie principalement le COI du COD : le transfert d’action ne se fait pas directement mais par un intermédiaire. Un exemple classique est celui de la phrase « Il parle à son ami » : ici, « à son ami » est un COI car la préposition « à » introduit le complément qui reçoit l’action indirectement. Cette distinction est ici cruciale pour plusieurs raisons. D’une part, elle implique une autre forme de dépendance syntaxique du verbe vis-à-vis d’un complément qui précise ou complète son sens, mais sous une forme différente du COD. D’autre part, elle a des conséquences majeures pour l’analyse grammaticale, notamment dans la détermination des accords ou la transformation de la phrase (passivisation, pronominalisation), car le COI ne se prête pas aux mêmes règles que le COD.
L’analyse des verbes transitifs directs et indirects impose ainsi une double approche combinant critères sémantiques et formels. Sur le plan sémantique, la présence d’un COD exprime une action directement réalisée sur un objet, tandis que le COI suppose que l’action concerne de façon différée ou médiatisée le complément introduit. Rour reprendre un exemple évoqué par les recherches sur l’emploi des constructions transitives dans l’écrit des étudiants, la maîtrise du verbe transitif implique que l’apprenant sache jauger si le verbe appelle un COD ou un COI et, conséquemment, si un complément est introduit sans préposition ou avec préposition, ce qui conditionne la correction syntaxique de la phrase 2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL). Par ailleurs, cette compétence est souvent source d’erreurs fréquentes chez les étudiants, notamment lorsqu’ils confondent l’emploi des pronoms personnels COD et COI ou lorsqu’ils emploient mal la préposition qui introduit le COI, soulignant l’importance d’une formation claire autour de ces notions 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De).
Il convient également de mentionner que certains verbes peuvent être à la fois transitifs directs et indirects, selon le contexte et le sens qu’ils prennent, ce qui ajoute une complexité supplémentaire. Par exemple, le verbe « donner » peut s’utiliser avec un COD et un COI dans une même phrase (« Elle donne un livre à son frère »), avec « un livre » comme COD et « à son frère » comme COI. Ce double transitif révèle la nécessité d’un approfondissement des notions de complémentation verbale et d’une exigence accrue dans l’analyse syntaxique des phrases complexes. Par ailleurs, certains verbes dits « à régime prépositionnel » ne prennent toujours que des COI, ce qui oriente immédiatement leur analyse syntaxique et leur enseignement. La connaissance précise du régime verbal apparaît ainsi comme un facteur clé dans la maîtrise de la langue, particulièrement dans un contexte d’enseignement du français langue étrangère où le transfert des règles morphosyntaxiques est souvent problématique 2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL).
Enfin, une attention particulière doit être portée à certains verbes « pièges » dont la transitivité paraît ambiguë ou qui induisent des confusions quant au type de complément qu’ils exigent. Rar exemple, le verbe « enjoindre » requiert une structure syntaxique précise avec un COI, ce qui peut être source de fautes fréquentes typiques chez les apprenants 5 (Le Figaro). Sans une compréhension rigoureuse des distinctions entre COD et COI, les erreurs de construction telles que l’omission ou la substitution inappropriée de prépositions, ou la confusion dans l’accord du participe passé ne peuvent être pleinement corrigées.
En résumé, la connaissance approfondie des verbes transitifs directs et indirects révèle la richesse et la complexité de la transitivité en français. Elle témoigne des liens étroits entre la syntaxe et la sémantique, où la présence et la nature des compléments d’objet modulent le sens et la fonction verbale. Pour l’étudiant en français langue étrangère, l’apprentissage de cette distinction est fondamental pour parvenir à une maîtrise fine de la construction de la phrase et, in fine, à une production écrite et orale adéquate et confidentielle. Cette étude trouve une cohérence logique avec l’analyse préalable des verbes intransitifs et consolide la compréhension générale de la transitivité verbale dans la langue française 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De),2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL),3 (R de Carvalho, J Escriva - P de Carvalho),5 (Le Figaro).
Conclusion
La synthèse de cette leçon sur la transitivité et les fonctions du COD et du COI met en lumière la complexité intrinsèque des mécanismes verbaux en français et leur importance capitale dans la maîtrise linguistique, spécialement dans le contexte de l’apprentissage du français langue étrangère. L’analyse détaillée des verbes transitifs directs et indirects a permis d’expliciter non seulement leurs différences fondamentales, mais également les implications syntaxiques et sémantiques que ces distinctions engendrent. La variation entre une action passant directement du verbe au complément (COD) et une action médiatisée par une préposition menant à un COI illustre la flexibilité et la richesse récurrentes du système verbal francophone, qui requiert des apprenants une attention rigoureuse aux régimes verbaux et aux structures associées 3 (R de Carvalho, J Escriva - R de Carvalho),4 (Lumni).
Il ressort que la maîtrise des verbes transitifs ne peut se limiter à une simple reconnaissance formelle du complément d’objet, mais doit nécessairement intégrer une compréhension profonde des relations dynamiques entre le verbe, ses compléments, et le sens global de la phrase. Cette double perspective est essentielle pour éviter les erreurs courantes observées notamment chez les étudiants de français, telles que la confusion entre pronoms personnels COD et COI ou la mauvaise gestion des prépositions dans l’introduction des compléments indirects 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De),2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL). Ainsi, la compétence syntaxico-sémantique que confère l’apprentissage de la transitivité est conditionnée par un entraînement à nuance fine, où le contexte d’emploi et la nature du verbe jouent un rôle déterminant. Cette nécessité de contextualisation souligne également l’importance de l’approche communicative et fonctionnelle dans l’enseignement, plutôt qu’une simple mémorisation des règles grammaticales abstraites.
Par ailleurs, l’attention portée aux verbes à double transitivité ou à régime prépositionnel, ainsi qu’à certains verbes « problématiques » comme « enjoindre », révèle une couche supplémentaire de complexité qui oriente les pédagogues et les linguistes vers une analyse approfondie du régime verbal. En effet, cette variabilité souligne que la transitivité ne se présente jamais comme un phénomène univoque mais comme un espace d’interactions pluralisées entre syntaxe, lexique et pragmatique. Cela invite à une pédagogie différenciée et progressive, qui prépare les apprenants à reconnaître et à manipuler avec flexibilité ces constructions, afin d’éviter les fautes et d’optimiser la fluidité communicationnelle 5 (Le Figaro).
En relation avec la première partie de la leçon consacrée aux verbes intransitifs, cette analyse fine des verbes transitifs complète la vision globale de la transitivité verbale, en mettant en évidence un continuum fonctionnel allant de l’absence totale de complément à la coexistence multiple de compléments directs et indirects. Cette lecture intégrée contribue à une meilleure compréhension des processus syntaxiques sous-jacents et à une conceptualisation plus solide des notions grammaticales. Elle met en accord théorie descriptive et besoins pédagogiques, en fournissant aux étudiants des repères explicites pour analyser et construire des phrases grammaticalement correctes et sémantiquement cohérentes 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De),2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL),3 (R de Carvalho, J Escriva - P de Carvalho).
En conclusion, la maîtrise des fonctions du COD et du COI et la distinction entre verbes transitifs directs et indirects constituent des éléments fondamentaux de la compétence linguistique en français. Cette leçon a mis en lumière les enjeux structurels et fonctionnels liés à la transitivité, ainsi que les difficultés spécifiques que ces notions suscitent dans l’apprentissage des langues étrangères. Le succès dans ce domaine repose sur une approche méthodique qui allie rigueur théorique, observation attentive des phénomènes linguistiques et pragmatique de l’enseignement. Ce socle permet non seulement de réduire les erreurs récurrentes, mais aussi de développer chez l’apprenant une conscience accrue des particularités morphosyntaxiques du français, base incontournable pour un usage précis et naturel de la langue.
Références bibliographiques
L’élaboration de cette leçon a reposé sur un ensemble de sources scientifiques et pédagogiques soigneusement sélectionnées, qui offrent des perspectives complémentaires sur les dimensions syntaxiques, sémantiques et didactiques de la transitivité verbale en français. Ces références constituent le fondement théorique et empirique indispensable pour approfondir la compréhension des fonctions du complément d’objet direct (COD) et du complément d’objet indirect (COI), ainsi que des distinctions cruciales entre verbes transitifs et intransitifs.
L’étude de De-Souza et Bakah 1 (AYM De-Souza, EK Bakah - AYM De) s’est révélée particulièrement pertinente pour appréhender les difficultés fréquemment rencontrées par les apprenants de français langue étrangère dans l’emploi des pronoms personnels COD et COI. Leur analyse empirique, fondée sur des productions écrites d’étudiants universitaires, met en lumière les confusions récurrentes liées au choix du pronom en fonction du régime verbal, ce qui éclaire l’importance de la reconnaissance précise du type de complément exigé par le verbe, au-delà d’une simple connaissance des formes pronominales. Cette source a enrichi la leçon en soulignant la nécessité d’une sensibilisation explicite aux régimes transitifs et aux variations syntaxico-sémantiques qu’ils introduisent.
L’approche de Khelil et Benkrima 2 (I KHELIL, FD BENKRIMA - I KHELIL), en insistant sur la maîtrise ou non-maîtrise des constructions transitives et intransitives dans les productions écrites des étudiants, a permis d’intégrer dans le cours une perspective didactique pragmatique. En démontrant que le problème ne se limite pas aux critères strictement morphosyntaxiques mais concerne aussi l’appropriation progressive des usages verbaux contextuels, cette étude a nourri la réflexion sur les méthodes pédagogiques à adopter. Il en découle une pédagogie qui privilégie la contextualisation et l’analyse fonctionnelle des verbes, à l’instar de l’approche communicative recommandée en didactique du français langue étrangère.
Une contribution théorique majeure a été apportée par Carvalho et Escriva 3 (R de Carvalho, J Escriva - R de Carvalho) qui discutent la relativité des fonctions syntaxiques et notamment la difficulté à définir le COD de manière univoque. Leur travail, qui conjugue critères sémantiques (relation de l’action exprimée par le verbe avec son complément) et critères formels (notion de complément direct grammatical) a permis de structurer la réflexion sur la complexité intrinsèque des catégories grammaticales. Cette référence a facilité l’élaboration d’une explication rigoureuse et nuancée sur les fonctions du COD et du COI, favorisant une compréhension plus fine des liens entre syntaxe et sémantique.
La ressource proposée par Lumni 4 (Lumni), bien que plus succincte, a été utile pour clarifier les définitions élémentaires des verbes transitifs et intransitifs, en proposant des astuces simples pour les différencier. Cette démarche a servi à renforcer la dimension pratique du cours, offrant aux étudiants des outils de repérage immédiat et des conseils pédagogiques pour éviter les erreurs classiques, en particulier dans le cadre d’une acquisition progressive des connaissances verbales.
Enfin, la problématique épineuse du verbe « enjoindre », comme exposée dans l’article du Figaro 5 (Le Figaro), a illustré le rôle des régimes verbaux particuliers dans la complexité des constructions transitives. La prise en compte de ce type d’exemple a enrichi la leçon en révélant que certains verbes exigent une vigilance accrue du fait de leur irrégularité ou des pièges qu’ils tendent à poser, renforçant ainsi l’intérêt d’une pédagogie différenciée et contextualisée.
Dans son ensemble, cette compilation bibliographique a permis d’articuler une leçon complète et équilibrée, tenant compte à la fois des fondements théoriques fondamentaux, des données empiriques sur les difficultés d’apprenants et des ressources pédagogiques accessibles et adaptées. Elle souligne aussi à quel point la maîtrise des fonctions COD et COI, tout comme la compréhension des verbes transitifs et intransitifs, ne peut se réduire à une approche mécanique, mais requiert au contraire une intégration progressive de savoirs mêlant syntaxe, sémantique, pragmatique et didactique.
La réflexion menée à partir de ces sources offre ainsi une base solide pour la construction d’outils pédagogiques innovants et pertinents, conformes aux exigences actuelles des enseignements du français langue étrangère, et prépare les étudiants à une utilisation non seulement correcte, mais également nuancée et dynamique de la langue française dans leurs écrits et leurs productions orales.
Sources et références
1. AYM De-Souza, EK Bakah (2012). Difficultés d'emploi des pronoms personnels COD et COI dans les écrits des étudiants du Département de Français à l'Université de Cape Coast. AYM De. https://www.academia.edu/download/54013312/Difficultes_demploi_des_CODCOI_Bakah_DESOUZA_Article.pdf
2. I KHELIL, FD BENKRIMA (s.d.). Emploi des constructions verbales transitives/ intransitives dans les productions écrites: entre maîtrise et non maîtrise chez les étudiants de troisième année français …. I KHELIL. https://dspace.univ-ouargla.dz/jspui/handle/123456789/23318
3. P de Carvalho, J Escriva (2007). De la relativité des fonctions syntaxiques: le cas du cod. P de Carvalho. https://www.researchgate.net/profile/Paulo-De-Carvalho-4/publication/298861645_The_relativity_of_syntactic_functions_the_case_of_cod/links/5a78c2eba6fdcc4ffe90b46e/The-relativity-of-syntactic-functions-the-case-of-cod.pdf
4. Lumni (2021). Transitif ou intransitif ?. https://www.lumni.fr/video/transitif-ou-intransitif
5. Le Figaro (2024). «Elle enjoint son amie de venir»: attention à la faute grammaticale !. https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/elle-enjoint-son-amie-de-venir-attention-a-la-faute-grammaticale-20240910