·         M.BENMEDJAHED 

·         Module français  

·         PROMO : Espagnole L3.

·         Année 2023-2024 

Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen

Faculté des Langues Étrangères — Département d’espagnol

Fiche d’identification de la ressource déposée en ligne

Module

Français transversal (unité d’enseignement transversale UET1, matière « Langue étrangère », enseignée en français)

Niveau

Licence 3 (troisième année de licence), filière Espagnol, spécialité Langue espagnole

Type d’enseignement

Cours

Semestre

Semestre 1 de la troisième année (semestre 5 de la licence)

Place dans le semestre

Semaines 2 et 3 du semestre 1

Numéro et titre de la leçon

Chapitre 1. Lire et comprendre un document écrit

Enseignant

Dr BENMEDJAHED Gallal Sidi Mohamed, maître de conférences classe B (MCB)

Année universitaire

2023/2024 

Référence du fichier

L3_S1_COURS_02 — extrait du polycopié « Le français, module transversal en troisième année de licence : comprendre, organiser et communiquer à l’écrit et à l’oral »

 

Chapitre 1. Lire et comprendre un document écrit

Fiche du chapitre

Domaine de compétence : compréhension de l’écrit   |   Semaines : 2 et 3 du semestre 1

Objectifs

•  identifier le type et la fonction d’un texte à partir de ses indices ;

•  exploiter le paratexte pour formuler des hypothèses de lecture ;

•  conduire une lecture globale, puis une lecture détaillée ;

•  répondre à des questions de compréhension par des phrases complètes et justifiées.

Compétences travaillées : C1 ; C3 pour le relevé d’informations.

Prolongement proposé : lecture d’un article de presse ou de vulgarisation en français, au choix, accompagnée d’une fiche de lecture rapide en cinq questions.

Évaluation : en cours de chapitre, exercices 1 à 5 ; travaux d’application, série 1 (chapitre 2, section 2.6) ; examen du semestre 1, partie A.

 

Lire à l’université consiste rarement à parcourir un texte de la première à la dernière ligne sans intention précise. On lit pour préparer un cours, pour répondre à une question d’examen, pour trouver une information, pour rendre compte d’un document. Cette lecture orientée se prépare et se conduit selon des étapes que l’on peut apprendre. La didactique de l’écrit en langue étrangère a montré que le lecteur construit le sens en confrontant ce qu’il attend du texte à ce que le texte lui apporte (Moirand, 1979 ; Cuq et Gruca, 2017). Le chapitre présente ces étapes : reconnaître le type de texte, exploiter le paratexte, comprendre l’ensemble avant le détail, répondre aux questions avec précision.

1.1. Les types de textes et leurs indices

Tout texte est écrit dans une intention : raconter, décrire, expliquer, convaincre, faire agir. À chacune de ces intentions correspond un type de texte, reconnaissable à des indices linguistiques réguliers. Les travaux de linguistique textuelle ont montré qu’un texte réel combine souvent plusieurs types, mais qu’un type y domine généralement et commande son organisation d’ensemble (Adam, 2017). Identifier ce type dominant est la première opération de la lecture : elle indique ce que l’on va trouver dans le texte et la manière de le lire.

Tableau 15. Les principaux types de textes et leurs indices

Type

Intention dominante

Indices linguistiques fréquents

Genres où il domine

Narratif

Raconter une suite d’événements

Temps du passé (passé composé, passé simple, imparfait) ; indicateurs chronologiques (d’abord, puis, le lendemain) ; personnages

Récit, fait divers, biographie, nouvelle

Descriptif

Faire voir un lieu, un objet, une personne

Imparfait ou présent ; adjectifs ; indicateurs de lieu (à gauche, au fond) ; énumérations

Portrait, description d’un lieu, notice de présentation

Explicatif

Faire comprendre un phénomène

Présent de vérité générale ; connecteurs de cause et de conséquence ; définitions ; exemples ; questions suivies de réponses

Article de vulgarisation, manuel, encyclopédie

Argumentatif

Convaincre d’une opinion

Thèse ; arguments ; connecteurs d’opposition et de concession ; marques de l’opinion (il me semble, il est évident que)

Éditorial, tribune, essai, débat

Injonctif

Faire agir

Impératif ou infinitif ; étapes numérotées ; vocabulaire de l’action

Consigne, mode d’emploi, règlement, recette

 

Deux remarques permettent d’utiliser ce tableau avec discernement. La première concerne la combinaison des types : un article explicatif peut contenir un passage narratif, par exemple le récit d’une découverte, et un texte argumentatif s’appuie souvent sur des exemples racontés. On cherche donc le type qui organise l’ensemble, et non le type de chaque phrase. La seconde concerne la frontière entre l’explicatif et l’argumentatif. Le texte explicatif répond à la question pourquoi ? ou comment ? et présente un savoir comme établi ; le texte argumentatif répond à une question débattue et défend une position parmi d’autres. Un texte qui explique pourquoi les langues évoluent est explicatif ; un texte qui soutient qu’il faut enseigner deux langues étrangères dès l’école primaire est argumentatif.

1.2. Le paratexte et les hypothèses de lecture

Le paratexte désigne l’ensemble des éléments qui entourent un texte et en orientent la lecture : titre, sous-titre, chapeau, intertitres, nom de l’auteur, source, date de publication, illustrations et légendes, mots mis en valeur par la typographie. Un lecteur expérimenté commence par eux. En quelques instants, ils lui indiquent le thème du texte, son genre, son destinataire probable et, parfois, la position de l’auteur.

Le paratexte permet de formuler des hypothèses de lecture, c’est-à-dire des attentes raisonnées sur le contenu du texte. Soit un article intitulé « Étudier en trois langues : une richesse à cultiver », publié dans la rubrique « Campus » d’un magazine destiné aux étudiants. Avant toute lecture, on peut supposer que le texte traite du plurilinguisme des étudiants, qu’il adopte un point de vue favorable (le mot richesse et le verbe cultiver l’annoncent) et qu’il propose sans doute des conseils ou des exemples. La lecture viendra confirmer, préciser ou corriger ces hypothèses.

Cette démarche présente un double avantage. Elle active les connaissances que le lecteur possède déjà sur le thème, ce qui facilite la compréhension des passages difficiles. Elle transforme aussi la lecture en vérification : le lecteur sait ce qu’il cherche et repère plus facilement ce qui confirme ou dément ses attentes. Les hypothèses doivent cependant rester provisoires ; un titre peut être ironique, un chapeau peut annoncer une opinion que l’auteur va ensuite discuter.

1.3. Compréhension globale et compréhension détaillée

La compréhension d’un texte se construit en deux temps. La compréhension globale vise le sens d’ensemble : de quoi parle le texte, qui écrit, dans quelle intention, quelle est l’idée principale. La compréhension détaillée vise les informations précises, l’enchaînement des idées, le sens des mots et des expressions dans leur contexte. Commencer par le détail expose à se perdre ; commencer par l’ensemble donne un cadre dans lequel chaque détail trouve sa place.

Pour la compréhension globale, une première lecture rapide suffit, guidée par quelques questions simples : qui ? (l’auteur, les personnes dont il est question), quoi ? (le thème et ce qui en est dit), où ? et quand ? (le cadre), comment ? et pourquoi ? (les moyens, les causes, les buts). On repère aussi la première et la dernière phrase de chaque paragraphe, qui portent souvent l’idée principale. Au terme de cette lecture, on doit pouvoir formuler le sujet du texte en une phrase.

Pour la compréhension détaillée, la lecture devient attentive. On souligne les mots-clés, on encadre les connecteurs qui marquent les articulations du raisonnement, on note en marge l’idée de chaque paragraphe. Lorsqu’un mot reste obscur, trois ressources permettent souvent d’en deviner le sens avant de recourir au dictionnaire : le contexte, qui indique la catégorie du mot et son orientation, positive ou négative ; la formation du mot, qui révèle une base connue (illisible se décompose en il-, lis-, -ible) ; la comparaison avec les autres langues du répertoire.

Note comparative : la transparence entre le français et l’espagnol

La parenté entre le français et l’espagnol rend une grande partie du lexique savant transparent pour un hispaniste : la comprensión et la compréhension, el análisis et l’analyse, la estrategia et la stratégie, significativo et significatif. Les correspondances de suffixes sont régulières : -ción et -tion, -dad et -té, -ismo et -isme, -oso et -eux.

Cette transparence a ses limites, qu’il faut connaître pour éviter les contresens :

•  certains mots se ressemblent mais n’ont pas le même sens : la carrera (le cursus, les études) ne correspond pas à la carrière (le parcours professionnel) ; largo (long) ne correspond pas à large ; constipado (enrhumé) ne correspond pas à constipé ;

•  certains verbes ont la même forme dans les deux langues, mais un sens différent : subir signifie monter en espagnol et endurer en français ; salir signifie sortir en espagnol et rendre sale en français ;

•  le genre des noms diffère parfois : el método, la méthode ; la sal, le sel ; el análisis, l’analyse, féminin en français.

Lorsque le sens deviné par la ressemblance ne s’accorde pas avec le contexte, c’est le contexte qui a raison.

 

1.4. Répondre à des questions de compréhension

Les épreuves de compréhension de l’écrit prennent souvent la forme de questions. Chaque type de question attend un type de réponse, et une réponse juste mais mal formulée perd une partie de sa valeur. Le tableau suivant présente les types de questions les plus fréquents.

Tableau 16. Types de questions et réponses attendues

Type de question

Ce qu’elle demande

Forme de la réponse attendue

Repérage

Retrouver une information explicite dans le texte

Phrase complète reprenant l’information, éventuellement avec la ligne ou la citation

Compréhension

Montrer que l’on a saisi une idée ou un raisonnement

Phrase complète, formulée avec ses propres mots

Vrai ou faux justifié

Vérifier une affirmation par rapport au texte

« Vrai » ou « Faux », suivi d’une citation exacte entre guillemets

Vocabulaire en contexte

Expliquer le sens d’un mot ou d’une expression dans le texte

Synonyme ou définition adaptée au contexte, de même catégorie grammaticale

Interprétation

Dégager une intention, un ton, une opinion implicite

Phrase complète, appuyée sur un ou deux indices précis du texte

Titre ou idée principale

Résumer l’essentiel du texte

Phrase nominale ou verbale courte, fidèle au contenu

 

Trois règles s’appliquent à toutes les réponses. Répondre par une phrase complète, qui reprend les termes de la question : à la question « Quel problème l’auteur soulève-t-il ? », on répond « L’auteur soulève le problème de... », et non « La lecture rapide ». Reformuler plutôt que recopier, sauf lorsque la consigne demande une citation : la reformulation montre que l’on a compris. Justifier, enfin, chaque fois que la question le demande ou que la réponse n’est pas évidente, par une citation courte et exacte, placée entre guillemets.

Texte support, rédigé pour le cours

Lire à l’heure des écrans

« Jamais nous n’avons autant lu qu’aujourd’hui. Messages, notifications, articles partagés, commentaires : une journée ordinaire nous expose à des milliers de mots. Pourtant, de nombreux enseignants constatent que leurs étudiants peinent à lire un texte de dix pages jusqu’au bout. Ce paradoxe n’est qu’apparent. Il tient au fait que la lecture n’est pas une activité unique, mais un ensemble de pratiques qui mobilisent des capacités différentes.

La lecture sur écran favorise le balayage. L’œil parcourt la page à la recherche de mots-clés, saute d’un lien à l’autre, abandonne un texte dès qu’il paraît trop long. Cette lecture rapide est efficace pour trouver une information précise ou pour se tenir au courant de l’actualité. Elle l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit de suivre un raisonnement, car un raisonnement se construit pas à pas, et chaque étape suppose d’avoir compris la précédente.

La lecture approfondie, celle qu’exigent les études, repose au contraire sur la continuité. Elle demande du temps, de la concentration et une certaine tolérance à la difficulté : accepter de ne pas tout comprendre à la première lecture, revenir en arrière, relire un passage. Ces capacités ne disparaissent pas avec l’usage des écrans, mais elles s’affaiblissent lorsqu’elles ne sont plus exercées.

Il ne s’agit donc pas d’opposer le papier et l’écran, mais d’apprendre à choisir sa manière de lire selon son objectif. Un étudiant qui balaie un article pour savoir s’il traite de son sujet lit bien ; il lit mal s’il croit avoir compris un chapitre qu’il a seulement survolé. Savoir lire, aujourd’hui, c’est disposer de plusieurs vitesses de lecture et savoir passer de l’une à l’autre. »

 

1.5. Activités d’application

Les exercices suivent l’ordre de la démarche de lecture, du type de texte et du paratexte à la compréhension du texte support et à la formulation de réponses complètes.

Exercice 1. Identifier le type de texte dominant

Consigne. Lisez les extraits suivants. Pour chacun, indiquez le type de texte dominant et relevez deux indices qui justifient votre réponse.

a) « Ouvrez votre dossier personnel sur la plateforme, cliquez sur l’onglet “Inscriptions”, puis vérifiez que les modules du semestre apparaissent dans la liste. En cas d’erreur, adressez-vous au service de scolarité avant le 15 octobre. »

b) « La salle de lecture occupe tout le premier étage. De larges fenêtres éclairent les tables alignées, et, au fond, des étagères chargées de dictionnaires montent jusqu’au plafond. »

c) « Pourquoi oublie-t-on si vite ce que l’on a appris la veille d’un examen ? Parce que la mémoire à long terme se construit par la répétition espacée : une information revue plusieurs fois, à quelques jours d’intervalle, s’installe durablement. »

d) « Il est temps de reconnaître que les travaux de groupe constituent un véritable outil de formation. Certes, ils demandent une organisation rigoureuse ; mais ils apprennent à écouter, à négocier et à répartir les tâches, ce qu’aucun cours magistral ne peut enseigner. »

e) « Ce matin-là, Amina arriva en avance. Elle s’installa au premier rang, relut ses notes, puis, lorsque l’enseignant entra, elle comprit que l’examen avait été déplacé. »

Exercice 2. Formuler des hypothèses à partir du paratexte

Consigne. Voici le paratexte d’un article. Sans lire le texte, formulez trois hypothèses sur son contenu, son genre et la position de son auteur. Justifiez chaque hypothèse par un élément du paratexte.

Rubrique : Vie étudiante. Titre : « Le tutorat, une seconde chance pour réussir sa première année ». Chapeau : « Depuis trois ans, des étudiants de master accompagnent bénévolement les nouveaux inscrits. Les premiers résultats sont encourageants. » Intertitres : « Un constat de départ » ; « Une organisation simple » ; « Des effets mesurables » ; « Les limites du dispositif ».

Exercice 3. Compréhension globale du texte support

Consigne. Après une première lecture rapide du texte « Lire à l’heure des écrans », répondez aux questions suivantes par des phrases complètes.

a) Quel est le thème du texte ?

b) Quel paradoxe l’auteur relève-t-il dans le premier paragraphe ?

c) Quel est le type de texte dominant ? Justifiez par deux indices.

d) Formulez en une phrase l’idée principale du texte.

Exercice 4. Compréhension détaillée

Consigne. Relisez attentivement le texte support.

a) Vrai ou faux ? Justifiez chaque réponse par une citation. (1) Selon l’auteur, nous lisons moins qu’autrefois. (2) La lecture rapide est utile pour trouver une information précise. (3) L’auteur conseille de renoncer à la lecture sur écran.

b) Expliquez le sens des mots ou expressions suivants dans leur contexte : balayage (deuxième paragraphe) ; tolérance à la difficulté (troisième paragraphe) ; survolé (dernier paragraphe).

c) Quelles sont, selon l’auteur, les trois conditions de la lecture approfondie ?

d) Relevez le connecteur qui marque l’opposition entre le deuxième et le troisième paragraphe.

Exercice 5. Répondre par une phrase complète

Consigne. Les réponses suivantes, données par des étudiants à des questions sur le texte support, sont incomplètes ou mal formulées. Réécrivez-les en respectant les trois règles de la section 1.4.

a) Question : « Pourquoi la lecture rapide convient-elle mal au raisonnement ? » Réponse : « Pas à pas. »

b) Question : « Que doit savoir faire un lecteur aujourd’hui ? » Réponse : « Plusieurs vitesses. »

c) Question : « L’auteur oppose-t-il le papier et l’écran ? Justifiez. » Réponse : « Non il les oppose pas. »

Synthèse : ce qu’il faut retenir

•  Tout texte a une intention dominante, qui détermine son type : narratif, descriptif, explicatif, argumentatif ou injonctif.

•  Le paratexte se lit en premier ; il permet de formuler des hypothèses que la lecture vérifie.

•  La compréhension globale précède la compréhension détaillée : on saisit l’ensemble avant d’examiner le détail.

•  Le sens d’un mot inconnu se déduit souvent du contexte, de sa formation ou de la comparaison avec l’espagnol ; en cas de doute, c’est le contexte qui tranche.

•  Une bonne réponse est une phrase complète, reformulée et, si nécessaire, justifiée par une citation exacte.

 

Réinvestissement

Choisissez un article de presse ou de vulgarisation en français portant sur un sujet qui vous intéresse, en lien si possible avec un autre enseignement de la licence. Avant de le lire, notez vos hypothèses à partir du paratexte. Lisez-le ensuite en deux temps, global puis détaillé, et rédigez une fiche de lecture rapide en cinq points : source et date, type de texte, thème, idée principale, deux informations que vous retenez.

 

1.6. Corrigés des activités

Exercice 1. a) Injonctif : impératifs (ouvrez, cliquez, vérifiez), étapes successives (puis). b) Descriptif : indicateurs de lieu (au premier étage, au fond), adjectifs (larges, alignées). c) Explicatif : question suivie d’une réponse (Pourquoi... ? Parce que...), présent de vérité générale. d) Argumentatif : thèse (il est temps de reconnaître que...), concession (certes... mais). e) Narratif : passé simple (arriva, s’installa, comprit), indicateurs chronologiques (ce matin-là, puis, lorsque).

Exercice 2. Thème probable : le tutorat comme aide à la réussite en première année (titre). Genre : article de presse ou reportage, dans une rubrique consacrée à la vie étudiante (rubrique, chapeau informatif). Position : favorable mais nuancée, car le titre parle de seconde chance et le chapeau de résultats encourageants, tandis que le dernier intertitre annonce l’examen des limites du dispositif.

Exercice 3. a) Le texte traite des différentes manières de lire à l’ère des écrans. b) Nous lisons énormément chaque jour, et pourtant les étudiants peinent à lire un texte long jusqu’au bout. c) Texte à dominante explicative, qui rend compte d’un paradoxe : présent de vérité générale, formule explicative (il tient au fait que), opposition de deux pratiques ; la conclusion lui donne une portée argumentative. d) Savoir lire aujourd’hui, c’est disposer de plusieurs vitesses de lecture et choisir sa manière de lire selon son objectif.

Exercice 4. a) (1) Faux : « Jamais nous n’avons autant lu qu’aujourd’hui. » (2) Vrai : « Cette lecture rapide est efficace pour trouver une information précise. » (3) Faux : « Il ne s’agit donc pas d’opposer le papier et l’écran. » b) Balayage : lecture rapide qui parcourt la page à la recherche de mots-clés. Tolérance à la difficulté : capacité à accepter de ne pas tout comprendre immédiatement. Survolé : lu rapidement et superficiellement. c) Du temps, de la concentration et une certaine tolérance à la difficulté. d) Au contraire.

Exercice 5. a) La lecture rapide convient mal au raisonnement, car celui-ci se construit pas à pas et chaque étape suppose d’avoir compris la précédente. b) Un lecteur doit aujourd’hui disposer de plusieurs vitesses de lecture et savoir passer de l’une à l’autre selon son objectif. c) Non, l’auteur n’oppose pas le papier et l’écran : il affirme qu’« il ne s’agit donc pas d’opposer le papier et l’écran, mais d’apprendre à choisir sa manière de lire selon son objectif ».

Références bibliographiques de la leçon

Section ajoutée lors de l’extraction de la leçon pour le dépôt en ligne. Les références sont reproduites à l’identique d’après la bibliographie générale du polycopié source ; le texte de la leçon n’a pas été modifié.

1. Références citées dans la leçon

Adam, J.-M. (2017). Les textes : types et prototypes (4e éd.). Paris : Armand Colin.

Cuq, J.-P., & Gruca, I. (2017). Cours de didactique du français langue étrangère et seconde (4e éd.). Fontaine : Presses universitaires de Grenoble.

Moirand, S. (1979). Situations d’écrit : compréhension, production en langue étrangère. Paris : CLE International.

Note de vérification : dans les catalogues bibliographiques (SUDOC, notice PPN 000433977 ; Open Library), le sous-titre exact de l’ouvrage est « compréhension, production en français langue étrangère » (Paris : CLE International, 1979, coll. « Didactique des langues étrangères »). La bibliographie du polycopié de L3 omet le mot « français » ; la forme exacte figure dans la bibliographie du polycopié de Master 2.