TD. Leçon 2:Le lexique du français universitaire
· M.BENMEDJAHED
· Module français
· PROMO : Espagnole M2 Communication.
· Année 2023-2024
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Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen Faculté des Langues Étrangères — Département d’espagnol Fiche d’identification de la ressource déposée en ligne |
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Module |
Français transversal (unité d’enseignement transversale UET1 « Langues et TIC », matière : français) |
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Niveau |
Master 2, filière Espagnol (spécialité Langue et Communication) |
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Type d’enseignement |
Travaux dirigés (TD) |
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Semestre |
Semestre 3 de la formation (premier semestre du Master 2 ; enseignement assuré au cours d’un seul semestre) |
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Séance |
Séance 2, semaine 2 |
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Numéro et titre de la séance |
Chapitre 2. Le lexique du français universitaire |
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Enseignant |
Dr BENMEDJAHED Gallal Sidi Mohamed, maître de conférences classe B (MCB) |
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Année universitaire |
2023/2024 |
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Référence du fichier |
M2_TD_02 — extrait du polycopié « Le français, module transversal en Master 2 : compréhension, expression et discours universitaires » |
Chapitre 2. Le lexique du français universitaire
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Fiche du chapitre Rubrique du canevas : Lexicologie et morphosyntaxe | Séance : séance 2, semaine 2 Objectifs • distinguer le lexique transdisciplinaire du lexique de spécialité ; • analyser la formation des mots savants et en exploiter la régularité ; • produire et employer des nominalisations ; • employer à bon escient les verbes introducteurs de l’écrit scientifique. Compétences travaillées : C5, et par voie de conséquence C4, C6 et C7. Prolongement proposé : lecture du chapitre, exercices 1 à 4, constitution d’un lexique personnel de vingt entrées tirées de la bibliographie du mémoire. Évaluation : en cours de chapitre, exercices 1 à 4 ; en épreuve notée, examen semestriel, partie B. |
On entre dans le français universitaire par le lexique. Pour un étudiant de Master, la difficulté d’un article de recherche tient en général moins à la syntaxe qu’au vocabulaire : les phrases, pour longues qu’elles soient, restent analysables, tandis que certains mots arrêtent la lecture. Il s’agit le plus souvent d’une catégorie de mots qui ne relèvent ni de la langue courante ni de la terminologie de la spécialité. Ce sont des termes comme corrélation, dispositif, occurrence, préalable, dès lors, en l’occurrence, induire, postuler : rien de technique, mais une couche de langue rare dans la conversation comme dans la presse générale. Cette couche forme le lexique transdisciplinaire, et c’est elle qui sépare la lecture laborieuse de la lecture fluide.
Il est commode de distinguer trois couches dans le vocabulaire qu’un étudiant rencontre. La première est le lexique général : les mots de la vie ordinaire, acquis depuis longtemps, employés sans effort. La deuxième est le lexique transdisciplinaire, c’est-à-dire le vocabulaire commun aux travaux universitaires de toutes disciplines : les mots qui servent à poser un problème, à décrire une méthode, à présenter un résultat, à nuancer une conclusion. La troisième est le lexique de spécialité, propre à un domaine : énonciation, deixis, diglossie, interlangue pour les sciences du langage.
Cette distinction situe l’objet du chapitre. Le lexique de spécialité se construit dans les enseignements disciplinaires, et le lexique général est largement acquis. La couche intermédiaire constitue l’objet propre du travail mené ici : indispensable à la lecture comme à la rédaction, elle se transfère d’une discipline à l’autre, ce qui en fait un investissement particulièrement rentable pour un étudiant de Master.
Tableau 13. Trois couches lexicales : exemples et lieu d’acquisition
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Couche |
Exemples |
Lieu d’acquisition |
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Lexique général |
travail, lire, question, montrer, important, idée |
Scolarité antérieure, environnement social |
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Lexique transdisciplinaire |
démarche, corpus, dispositif, hypothèse, occurrence, préalable, induire, postuler, corréler, en l’occurrence, dès lors, il s’ensuit que |
Module de français transversal (chapitre 2) |
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Lexique de spécialité |
énonciation, deixis, diglossie, interlangue, modalisation |
Séminaires de spécialité |
Un exemple fait mesurer l’enjeu. Soit la phrase : « L’étude des occurrences relevées dans le corpus induit une révision de l’hypothèse initiale. » Aucun mot n’y est technique ; tous appartiennent à la couche intermédiaire. Un étudiant qui ignore trois de ces mots risque de ne plus comprendre la phrase, alors même qu’il connaît la grammaire et la spécialité. Inversement, la maîtrise progressive de cette couche facilite la lecture des articles de sciences humaines, quelle que soit leur discipline.
2.2. La formation des mots : exploiter la régularité
Le lexique savant du français présente une propriété précieuse : il est largement régulier, parce qu’il est construit. La plupart de ses termes résultent de la dérivation, c’est-à-dire de l’ajout d’un préfixe ou d’un suffixe à une base, et les éléments de cette construction sont en nombre limité. Un étudiant qui connaît la valeur des préfixes et des suffixes savants les plus courants peut interpréter un grand nombre de mots qu’il n’a jamais rencontrés. Pour un hispaniste, le bénéfice est doublé : les mêmes éléments savants, d’origine latine et grecque, structurent l’espagnol.
Tableau 14. Suffixes nominaux fréquents dans l’écrit universitaire
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Suffixe |
Valeur |
Exemples |
Équivalent espagnol |
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-tion, -ation |
Action ou résultat de l’action |
formulation, délimitation, interprétation |
-ción : formulación |
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-ment |
Action ou son résultat, parfois instrument |
traitement, classement, raisonnement |
-miento : tratamiento |
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-ité |
Propriété, qualité abstraite |
validité, spécificité, variabilité |
-idad : especificidad, variabilidad |
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-ance, -ence |
État, propriété |
pertinence, cohérence, divergence |
-ancia, -encia : pertinencia |
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-isme |
Doctrine, courant, tendance |
structuralisme, plurilinguisme |
-ismo : estructuralismo |
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-iste |
Partisan d’une doctrine, spécialiste |
structuraliste, hispaniste |
-ista : hispanista |
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-age |
Action, processus, parfois résultat concret |
repérage, étiquetage, découpage |
-aje ou -ado : aprendizaje, etiquetado |
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-ure |
Résultat d’une action |
structure, écriture, fermeture |
-ura : estructura |
Les préfixes fonctionnent de la même manière, en modifiant le sens de la base plutôt que sa catégorie. Les plus utiles à l’écrit universitaire sont ceux qui expriment la négation ou l’inversion (in-, a-, dé-, non- : inadéquat, atypique, déconstruire, non-conformité), l’antériorité ou la postériorité (pré-, post- : préalable, postérieur), la répétition (re- : reformuler, réexaminer), l’excès ou le défaut (sur-, sous- : surreprésentation, sous-estimer), la position relative (inter-, intra-, trans- : interdisciplinaire, intralinguistique, transversal), et la coexistence (co- : coexistence, cooccurrence).
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Note comparative : la régularité romane et ses limites La parenté des deux langues est une aide considérable : un mot savant français a très souvent un correspondant espagnol construit sur les mêmes éléments. Mais la correspondance peut porter sur la forme et non sur l’emploi. Trois pièges reviennent. • Le genre peut différer : le problème, le système, le thème sont masculins dans les deux langues, mais la méthode et l’analyse, féminins en français, correspondent à el método et el análisis, masculins en espagnol. • L’accentuation graphique n’obéit pas aux mêmes règles : le français accentue pour distinguer des timbres et des homographes, l’espagnol pour marquer la syllabe tonique. Écrire « hypothése » ou « systéme », avec un accent aigu à la place de l’accent grave, relève de ce transfert : l’espagnol ne connaît que l’accent aigu. • Les combinaisons de mots ne se correspondent pas toujours : hacer una pregunta se dit poser une question, et non « faire une question » ; sacar una conclusión se dit tirer une conclusion. |
2.3. La nominalisation, opération centrale de l’écrit savant
Si l’on devait ne retenir qu’une seule opération lexicale de ce chapitre, ce serait la nominalisation : le passage d’une proposition verbale à un groupe nominal. « Les chercheurs ont délimité le corpus » devient « la délimitation du corpus ». L’opération paraît mineure ; elle commande en réalité la densité de l’écrit universitaire, parce qu’un nom peut occuper une place de sujet, recevoir des expansions et être repris par un pronom, ce qu’une proposition fait beaucoup moins économiquement.
Trois usages justifient l’apprentissage explicite de cette opération. Elle sert d’abord à résumer : condenser un texte, c’est très souvent transformer ses verbes en noms. Elle sert ensuite à enchaîner : reprendre en tête de phrase, sous forme nominale, ce que la phrase précédente a énoncé sous forme verbale assure la continuité du texte, procédé dont le chapitre 8 fera un usage constant. Elle sert enfin à intituler : un titre de partie, une rubrique, un intitulé de tableau sont presque toujours des groupes nominaux.
Tableau 15. Nominalisation : verbes fréquents et noms correspondants
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Verbe |
Nom |
Verbe |
Nom |
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analyser |
l’analyse |
démontrer |
la démonstration |
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décrire |
la description |
distinguer |
la distinction |
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comparer |
la comparaison |
justifier |
la justification |
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délimiter |
la délimitation |
recueillir |
le recueil |
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émettre (une hypothèse) |
l’émission, la formulation |
relever |
le relevé |
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interpréter |
l’interprétation |
traiter |
le traitement |
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classer |
le classement |
vérifier |
la vérification |
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aboutir |
l’aboutissement |
accroître |
l’accroissement |
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conclure |
la conclusion |
constater |
le constat, la constatation |
Deux difficultés méritent l’attention. La première est le choix de la préposition introduisant le complément du nom. On dit l’analyse du corpus, la réflexion sur les méthodes, la comparaison entre les deux systèmes, le passage de l’oral à l’écrit : la préposition est imposée par le nom et doit s’apprendre avec lui. La seconde est l’excès. Un texte entièrement nominalisé devient opaque : « La mise en œuvre de la procédure de vérification de la validité des résultats de l’enquête » comporte six noms reliés par cinq prépositions, et le lecteur en perd le fil. La règle pratique est simple : au-delà de trois compléments du nom enchaînés, il faut revenir à un verbe.
Exemple construit pour le cours. Version verbale : « Nous avons vérifié que les résultats de l’enquête étaient valides. » Version nominalisée excessive : « La mise en œuvre de la procédure de vérification de la validité des résultats de l’enquête… » Version équilibrée : « La vérification a porté sur la validité des résultats de l’enquête. »
2.4. Les verbes introducteurs et le lexique de l’activité scientifique
Un étudiant qui rédige un mémoire doit rapporter des propos : ceux des auteurs qu’il cite, ceux des enquêtés qu’il interroge, les siens dans les passages où il se positionne. L’outil de cette opération est le verbe introducteur, et le choix de ce verbe n’est jamais neutre. Écrire « Cuq affirme que » n’équivaut pas à « Cuq suggère que », ni à « Cuq montre que » : le premier attribue une assertion catégorique, le deuxième une proposition prudente, le troisième une démonstration aboutie. Un verbe plus fort que le propos rapporté suffit à produire un contresens.
Tableau 16. Verbes introducteurs classés par valeur
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Valeur |
Verbes |
Emploi recommandé |
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Assertion neutre |
indiquer, signaler, noter, observer, relever, constater |
Rapporter un fait ou une observation sans engagement fort |
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Assertion forte |
affirmer, soutenir, défendre l’idée que |
Rapporter une thèse que l’auteur assume explicitement |
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Démonstration |
montrer, établir, démontrer, mettre en évidence |
Rapporter un résultat appuyé sur une démonstration ou des données |
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Proposition prudente |
suggérer, avancer, proposer, émettre l’hypothèse que |
Rapporter une hypothèse ou une interprétation présentée comme telle |
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Nuance et réserve |
nuancer, relativiser, rappeler que, admettre que, concéder que |
Rapporter une restriction ou une concession |
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Opposition |
contester, réfuter, objecter, s’opposer à |
Rapporter une critique explicite |
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Définition |
définir, entendre par, désigner par, qualifier de |
Introduire un terme et son acception |
À ce répertoire s’ajoute le lexique des opérations de recherche, dont les collocations sont presque figées : on pose une question de recherche, on formule une hypothèse, on constitue un corpus, on mène une enquête, on procède à un relevé, on dépouille des données, on dégage une tendance, on tire une conclusion. Ces associations ne se devinent pas ; elles s’apprennent comme des blocs. Le chapitre suivant y revient en détail.
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Synthèse : ce qu’il faut retenir • Le travail lexical utile en Master porte sur la couche transdisciplinaire : ni la langue courante, ni la terminologie de la spécialité. • Le lexique savant est construit : connaître les principaux préfixes et suffixes savants permet d’interpréter des mots jamais rencontrés. • La nominalisation condense, enchaîne et intitule ; au-delà de trois compléments du nom successifs, il faut revenir à un verbe. • Le verbe introducteur engage une interprétation du propos rapporté : son choix est une décision, non une variation de style. • La parenté avec l’espagnol aide pour la forme, non toujours pour le genre, l’accentuation et les combinaisons de mots. |
Les quatre exercices suivent la progression du chapitre. Le premier, de repérage, vérifie la distinction entre les trois couches lexicales ; les deux suivants font manipuler la dérivation puis la nominalisation, d’abord sur des mots isolés, ensuite sur des phrases ; le dernier demande un choix motivé de verbe introducteur, opération que l’étudiant retrouvera dans toute rédaction fondée sur des sources.
Exercice 1. Repérer la couche lexicale
Consigne. Classez les mots suivants selon qu’ils relèvent du lexique général, du lexique transdisciplinaire ou du lexique de spécialité en sciences du langage. Justifiez les cas douteux en une ligne.
a) diglossie ; b) démarche ; c) lire ; d) occurrence ; e) interlangue ; f) préalable ; g) travail ; h) modalisation ; i) corpus ; j) important.
Exercice 2. Dériver
Consigne. Formez le nom correspondant à chaque verbe, puis employez-le dans un groupe nominal comportant un complément du nom.
a) délimiter ; b) interpréter ; c) relever ; d) classer ; e) vérifier ; f) aboutir ; g) comparer ; h) traiter.
Exercice 3. Nominaliser
Consigne. Transformez chaque phrase en un groupe nominal, sans changer le sens. Attention au choix de la préposition.
a) Le chercheur a délimité son corpus avec soin.
b) Les étudiants comprennent mal les consignes.
c) L’auteur compare deux systèmes verbaux.
d) On est passé de l’oral à l’écrit.
e) Les enquêtés ont répondu de manière hétérogène.
f) Le jury a évalué les mémoires selon une grille commune.
Exercice 4. Choisir le verbe introducteur
Consigne. Complétez avec le verbe introducteur le plus juste, pris dans le tableau 16, et justifiez votre choix en quelques mots.
a) Dans son article de 2017, l’auteur ______ que la notion de tâche reste mal définie, sans en faire la démonstration.
b) Les données recueillies ______ une corrélation nette entre les deux variables.
c) L’auteur ______ par « littéracie universitaire » l’ensemble des pratiques de lecture et d’écriture propres aux études supérieures.
d) Si plusieurs travaux soutiennent cette thèse, d’autres la ______ fermement.
e) L’auteur ______ toutefois que son échantillon est de taille réduite.
Les corrigés de ces quatre exercices figurent à la fin du chapitre, avec les éléments de justification attendus.
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Réinvestissement Prenez trois pages d’un article en français figurant dans la bibliographie de votre mémoire. Relevez-y vingt mots relevant du lexique transdisciplinaire. Pour chacun, notez le contexte d’apparition, une définition en vos propres termes et, si vous le connaissez, l’équivalent espagnol. Conservez ce relevé : il constitue le début de votre lexique personnel, outil dont vous aurez un usage constant pendant la rédaction. |
Exercice 1. Lexique général : lire, travail, important. Lexique transdisciplinaire : démarche, occurrence, préalable, corpus. Lexique de spécialité : diglossie, interlangue, modalisation. Cas douteux : corpus, terme technique en linguistique de corpus, appartient aussi au vocabulaire commun des sciences humaines ; modalisation est un terme de spécialité qui se diffuse dans l’usage transdisciplinaire. Les deux classements sont recevables s’ils sont justifiés.
Exercice 2. La délimitation du corpus ; l’interprétation des résultats ; le relevé des occurrences ; le classement des réponses ; la vérification de l’hypothèse ; l’aboutissement de la recherche ; la comparaison des deux groupes ou entre les deux groupes ; le traitement des données.
Exercice 3. a) La délimitation soigneuse du corpus par le chercheur. b) La compréhension défaillante des consignes par les étudiants. c) La comparaison de deux systèmes verbaux par l’auteur. d) Le passage de l’oral à l’écrit. e) L’hétérogénéité des réponses des enquêtés. f) L’évaluation des mémoires par le jury selon une grille commune.
Exercice 4. a) suggère, avance : l’auteur n’apporte pas de démonstration. b) montrent, mettent en évidence : il s’agit d’un résultat appuyé sur des données. c) entend, désigne : introduction d’une définition. d) contestent, réfutent : critique explicite. e) admet, reconnaît, concède : restriction que l’auteur formule lui-même.
Références bibliographiques de la leçon
Section ajoutée lors de l’extraction de la leçon pour le dépôt en ligne. Les références sont reproduites à l’identique d’après la bibliographie générale du polycopié source ; le texte de la leçon n’a pas été modifié.
1. Références citées dans la leçon
Aucune référence bibliographique spécifique identifiable dans le polycopié source pour cette leçon.
2. Document institutionnel mentionné dans la leçon (« canevas »)
Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen. Harmonisation. Offre de formation Master académique : domaine Lettres et Langues étrangères, filière Langue espagnole, spécialité Langue et Communication. Canevas, année universitaire 2016-2017 (fiche d’organisation semestrielle et programme détaillé par matière). Document institutionnel non publié.