·         M.BENMEDJAHED 

·         Module français  

·         PROMO : Espagnole M2 COM.

·         Année 2023-2024 

 

Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen

Faculté des Langues Étrangères — Département d’espagnol

Fiche d’identification de la ressource déposée en ligne

Module

Français transversal (unité d’enseignement transversale UET1 « Langues et TIC », matière : français)

Niveau

Master 2, filière Espagnol (spécialité Langue et Communication)

Type d’enseignement

Travaux dirigés (TD)

Semestre

Semestre 3 de la formation (premier semestre du Master 2 ; enseignement assuré au cours d’un seul semestre)

Séance

Séance 4, semaine 4

Numéro et titre de la séance

Chapitre 4. Morphosyntaxe de la phrase universitaire

Enseignant

Dr BENMEDJAHED Gallal Sidi Mohamed, maître de conférences classe B (MCB)

Année universitaire

2023/2024 

Référence du fichier

M2_TD_04 — extrait du polycopié « Le français, module transversal en Master 2 : compréhension, expression et discours universitaires »

 

Chapitre 4. Morphosyntaxe de la phrase universitaire

Fiche du chapitre

Rubrique du canevas : Lexicologie et morphosyntaxe   |   Séance : séance 4, semaine 4

Objectifs

•  construire et interpréter le groupe nominal étendu ;

•  employer les temps verbaux de l’écrit académique et respecter la concordance ;

•  utiliser à bon escient le passif et les constructions impersonnelles ;

•  maîtriser les trois types de subordonnées et la ponctuation qui les accompagne.

Compétences travaillées : C5 et C7, avec un effet direct sur C2 et C4.

Prolongement proposé : exercices 9 à 12 et travaux dirigés 1 (dans ce chapitre).

Évaluation : en cours de chapitre, exercices 9 à 12 et TD 1 ; en épreuve notée, examen semestriel, parties B et D.

 

La phrase de l’écrit universitaire français a des traits propres : elle est plus longue que celle de la presse, plus nominale que celle de la conversation, et elle use de constructions qui effacent l’agent. Ces traits répondent à des besoins précis : condenser l’information, poser une généralité, rapporter sans s’impliquer, articuler une concession. Ce chapitre examine les quatre constructions qui en portent l’essentiel ; pour le détail des règles, on se reportera à une grammaire de référence (Riegel, Pellat et Rioul, 2009).

4.1. Le groupe nominal étendu

Le groupe nominal de l’écrit savant porte souvent plusieurs expansions simultanées. Soit l’exemple suivant, construit pour le cours : « les difficultés rédactionnelles récurrentes observées chez les étudiants hispanistes de deuxième année de Master ». Le noyau est difficultés ; s’y ajoutent un adjectif qualificatif (rédactionnelles), un second adjectif (récurrentes), un participe passé employé comme adjectif (observées), un complément prépositionnel (chez les étudiants hispanistes) et une précision (de deuxième année de Master). Savoir lire un tel groupe, c’est savoir l’analyser ; savoir en produire, c’est pouvoir écrire densément.

Tableau 21. Les expansions du nom

Expansion

Exemple

Remarque d’emploi

Adjectif qualificatif

une analyse fine

Place variable : antéposé, l’adjectif prend souvent une valeur subjective

Complément du nom

l’analyse du corpus

La préposition est imposée par le nom et s’apprend avec lui

Proposition relative

l’analyse que nous avons conduite

Permet d’insérer une prédication entière dans le groupe

Participe employé comme adjectif

les occurrences relevées

Équivaut à une relative passive : « qui ont été relevées »

Apposition

Cuq, spécialiste de la didactique du FLE,

Toujours entre virgules ; apporte une information non déterminante

Groupe prépositionnel circonstanciel

une enquête auprès de trente étudiants

Précise le cadre, l’étendue ou la source

 

Deux pièges accompagnent cette densité. Le premier est l’accord : dans « les difficultés récurrentes observées chez les étudiants », l’étudiant doit identifier que observées s’accorde avec difficultés et non avec étudiants, ce que la distance entre les deux mots rend moins évident qu’il n’y paraît. Le second est l’ambiguïté : « l’analyse du discours des enseignants » peut signifier que l’on analyse le discours des enseignants, ou que les enseignants analysent le discours. Quand le contexte ne lève pas l’ambiguïté, il faut reformuler avec un verbe.

4.2. Les temps de l’écrit académique

Un étudiant qui connaît la conjugaison peut encore se tromper de temps, parce que l’écrit universitaire associe à chaque temps une fonction précise. Le présent y est dominant, et dans trois valeurs distinctes : le présent de vérité générale, qui énonce ce qui vaut indépendamment du moment (« la nominalisation condense l’information ») ; le présent d’énonciation, qui désigne l’acte même d’écrire (« nous examinons dans ce chapitre ») ; le présent dit intemporel, qui rapporte le propos d’un auteur sans le situer dans le passé (« Cuq souligne que », même si le texte date de 2017).

Tableau 22. Valeurs des temps dans l’écrit universitaire

Temps

Valeur

Exemple

Présent

Vérité générale, énonciation, propos d’auteur rapporté

La corrélation apparaît nettement. Nous proposons de distinguer…

Passé composé

Opération de recherche achevée, résultat rattaché au présent

Nous avons constitué un corpus de quarante copies.

Imparfait

Cadre, état, situation antérieure, description du contexte

Les étudiants interrogés disposaient de deux heures.

Plus-que-parfait

Antériorité par rapport à un passé

Le corpus avait été constitué avant la mise en place du dispositif.

Futur simple

Annonce du plan, perspective

Le troisième chapitre portera sur les productions écrites.

Conditionnel présent

Hypothèse, information non vérifiée, prudence

Ce décalage s’expliquerait par la durée de l’exposition à la langue.

Subjonctif

Après les verbes d’opinion niés, de volonté, de nécessité ; certaines conjonctions

Il importe que le corpus soit homogène. Bien qu’il soit restreint…

 

La concordance des temps règle ensuite l’articulation entre la principale et la subordonnée. Trois cas couvrent presque tous les besoins. Si la principale est au présent, la subordonnée se met au présent pour la simultanéité, au passé composé pour l’antériorité, au futur pour la postériorité : « il affirme que la méthode est fiable / a été éprouvée / sera reprise ». Si la principale est au passé, la subordonnée passe à l’imparfait, au plus-que-parfait ou au conditionnel : « il affirmait que la méthode était fiable / avait été éprouvée / serait reprise ». Si la subordonnée est introduite par une conjonction régissant le subjonctif, on emploie le subjonctif présent dans la très grande majorité des cas, le subjonctif imparfait appartenant à un usage littéraire dont un mémoire peut se passer.

Note comparative : le subjonctif, un faux ami grammatical

L’espagnol et le français possèdent tous deux un subjonctif, et cette communauté est trompeuse, car les déclencheurs ne se recouvrent pas entièrement. Trois décalages méritent l’attention.

•  Después de que est suivi du subjonctif en espagnol dans certains emplois ; en français, après que est, en norme, suivi de l’indicatif : « après qu’il a soutenu son mémoire ».

•  Quizás, tal vez admettent le subjonctif ; en français, peut-être est suivi de l’indicatif : « peut-être que le corpus est trop restreint ».

•  Pour un fait à venir, l’espagnol emploie le subjonctif après cuando (cuando termine el capítulo) ; le français emploie l’indicatif futur : « quand je terminerai le chapitre », et non « quand je termine le chapitre ».

 

4.3. Le passif et les constructions impersonnelles

L’écrit scientifique francophone recourt largement aux tournures qui effacent l’agent. Le passif en est le moyen le plus simple : « le corpus a été constitué à partir de quarante copies » met l’accent sur l’opération plutôt que sur son auteur. Les constructions impersonnelles produisent un effet voisin : il convient de, il importe de, il apparaît que, il s’avère que, on constate que, force est de constater que.

Ces tournures remplissent trois fonctions. Elles évitent d’abord la répétition du sujet dans un texte long, où « nous avons… nous avons… » devient pesant. Elles conforment ensuite le texte à une norme de distanciation que les lecteurs universitaires attendent. Elles permettent enfin de ne pas nommer un agent inconnu ou non pertinent. Mais leur excès rend le texte impersonnel au point d’en masquer les responsabilités : si tout a « été observé », on ne sait plus qui a fait quoi, et la démarche perd en traçabilité. La pratique française contemporaine en sciences humaines admet le nous de modestie pour les décisions de méthode : « nous avons retenu », « nous proposons ». L’usage à retenir consiste donc à alterner, en réservant le passif aux opérations dont l’auteur n’est pas le point important.

Tableau 23. Trois manières de dire la même opération

Construction

Exemple

Effet

Actif avec « nous »

Nous avons retenu quarante copies.

Trace la décision ; engage l’auteur

Passif

Quarante copies ont été retenues.

Met l’opération au premier plan ; neutralise l’agent

Impersonnel

Il a paru nécessaire de retenir quarante copies.

Justifie sans assigner ; marque la prudence

 

4.4. La subordination

Trois classes de subordonnées suffisent à l’écrit universitaire. Les relatives insèrent une prédication dans un groupe nominal ; leur difficulté réside dans le choix du pronom : qui pour le sujet, que pour l’objet direct, dont pour le complément introduit par de, où pour le lieu et le temps, lequel et ses formes composées après préposition (« le corpus sur lequel repose cette analyse »). Les complétives occupent une fonction de complément du verbe et posent surtout la question du mode. Les circonstancielles expriment les relations logiques et temporelles ; elles sont le lieu où se joue l’argumentation, et le chapitre 9 y revient longuement.

Tableau 24. Les subordonnées circonstancielles utiles à l’argumentation

Relation

Conjonctions

Mode

Exemple

Cause

parce que, puisque, étant donné que, dans la mesure où

indicatif

Puisque le corpus est restreint, la généralisation reste prudente.

Conséquence

si bien que, de sorte que, à tel point que

indicatif

Les consignes étaient brèves, si bien que les réponses ont divergé.

But

afin que, pour que, de peur que

subjonctif

Les critères sont annoncés afin que chacun puisse s’y préparer.

Opposition

alors que, tandis que, si

indicatif

Alors que l’oral progresse vite, l’écrit demande plus de temps.

Concession

bien que, quoique, même si, quand bien même

subjonctif sauf « même si »

Bien que le corpus soit restreint, la tendance est nette.

Condition

si, à condition que, pourvu que

indicatif ou subjonctif

À condition que les critères soient explicites, l’évaluation est juste.

Temps

quand, lorsque, dès que, avant que, après que

indicatif, sauf « avant que »

Avant que le mémoire ne soit déposé, une relecture s’impose.

 

Une dernière recommandation, d’ordre pratique. La longueur de la phrase n’est pas un critère de qualité ; la lisibilité l’est. Une phrase de plus de trois niveaux de subordination devient difficile à suivre, même pour un lecteur expert. Deux signes doivent alerter à la relecture : la perte du sujet, quand on ne sait plus de qui ou de quoi l’on parle, et l’accumulation de que. Dans les deux cas, le remède est le même : couper la phrase en deux et articuler les segments par un connecteur. La ponctuation accompagne ce découpage. Le point-virgule relie deux propositions indépendantes de contenu solidaire, le deux-points annonce une explication, une énumération ou une citation, la virgule isole les éléments déplacés et les appositions.

Note comparative : la typographie française

La ponctuation française obéit à des conventions typographiques que l’espagnol ne partage pas entièrement. Un lecteur attentif les remarque, et un mémoire qui les ignore donne une impression de négligence, quelle que soit la qualité du contenu.

•  Les signes doubles, c’est-à-dire le deux-points, le point-virgule, le point d’exclamation et le point d’interrogation, sont précédés d’une espace en français : « Pourquoi ce choix ? ». L’espagnol les accole au mot.

•  Le français n’emploie pas de signe ouvrant : on écrit « Pourquoi ce choix ? » et non « ¿Pourquoi ce choix? ».

•  Les guillemets « » sont les mêmes dans les deux langues, mais le français place une espace à l’intérieur des chevrons, là où l’espagnol les accole au texte cité.

•  Les majuscules portent leurs accents, en français comme en espagnol : « État », « À partir de ». Leur omission, courante à la main, est à éviter dans un texte dactylographié.

•  Le tiret de dialogue et le tiret d’incise sont des tirets longs, distincts du trait d’union (-), qui ne sert qu’à relier les éléments d’un mot composé.

 

Synthèse : ce qu’il faut retenir

•  Le groupe nominal étendu est l’outil de la densité : six expansions peuvent se superposer, mais l’accord et l’ambiguïté doivent être contrôlés.

•  Le présent domine l’écrit universitaire dans trois valeurs ; le passé composé est le temps des opérations de recherche accomplies.

•  La concordance des temps se ramène à trois configurations ; le subjonctif imparfait n’est pas requis.

•  Le subjonctif n’a pas les mêmes déclencheurs en français et en espagnol : après que, peut-être que et quand suivi d’un fait à venir demandent l’indicatif.

•  Passif et impersonnel effacent l’agent ; leur excès nuit à la traçabilité de la démarche, d’où l’intérêt d’alterner avec le « nous » de méthode.

•  Au-delà de trois niveaux de subordination, il faut couper la phrase et articuler par un connecteur.

 

4.5. Activités

Les exercices vont de l’analyse à la production. L’exercice 9 fait décomposer des groupes nominaux étendus avant d’en faire construire un sur le sujet du mémoire ; les exercices 10 et 11 portent sur le choix des temps et des constructions, toujours justifié ; l’exercice 12 fait produire des subordonnées en respectant le mode. Les travaux dirigés 1 combinent ensuite ces opérations sur un même texte.

Exercice 9. Analyser et produire des groupes nominaux étendus

Consigne. Repérez le noyau et les expansions de chaque groupe nominal, puis construisez, sur le même modèle, un groupe nominal relatif à votre sujet de recherche.

a) les erreurs morphosyntaxiques fréquemment relevées dans les copies d’examen

b) une enquête par questionnaire menée auprès de trente étudiants de licence

c) la place du français, langue de scolarisation, dans les parcours universitaires algériens

Exercice 10. Choisir le temps

Consigne. Mettez les verbes entre parenthèses au temps et au mode qui conviennent, et justifiez votre choix.

a) Dans ce chapitre, nous (examiner) les réponses au questionnaire.

b) Le corpus (être constitué) avant le début du semestre.

c) L’auteur souligne que la notion de tâche (rester) mal définie.

d) Il importe que chaque critère (être) annoncé à l’avance.

e) Bien que l’échantillon (être) restreint, la tendance (apparaître) nettement.

f) Ce décalage (s’expliquer) peut-être par la durée d’exposition à la langue : l’hypothèse reste à vérifier.

g) Après qu’il (soutenir) son mémoire, il pourra déposer un dossier de doctorat.

Exercice 11. Passif, actif, impersonnel

Consigne. Réécrivez chaque phrase dans les deux autres constructions, puis indiquez laquelle convient le mieux dans un mémoire et pourquoi.

a) Nous avons retenu trois critères de sélection.

b) Les copies ont été corrigées selon une grille commune.

c) Il convient de distinguer deux niveaux d’analyse.

Exercice 12. Subordonner

Consigne. Reliez les deux propositions par la subordonnée indiquée entre crochets, en respectant le mode.

a) Le corpus est restreint. La tendance est nette. [concession]

b) Les consignes étaient brèves. Les réponses ont divergé. [conséquence]

c) Les critères sont annoncés. Chacun peut s’y préparer. [but]

d) L’oral progresse rapidement. L’écrit demande un entraînement plus long. [opposition]

e) Le questionnaire sera testé. Il sera ensuite administré à l’ensemble du groupe. [temps, antériorité]

Réinvestissement

Choisissez dans un article en français un paragraphe de huit à dix lignes. Relevez-en toutes les constructions étudiées dans ce chapitre : expansions du nom, temps employés et leur valeur, tournures passives ou impersonnelles, subordonnées et leur relation logique. Rédigez ensuite, sur un sujet relevant de votre domaine, un paragraphe de même longueur qui emploie au moins trois de ces constructions.

 

4.6. Travaux dirigés 1 : lexique et constructions de l’écrit universitaire

Chapitres mobilisés : 2, 3 et 4. Objectif : mobiliser ensemble lexique transdisciplinaire, nominalisation, collocations et morphosyntaxe de la phrase complexe.

TD 1, exercice 1. Corriger un paragraphe d’étudiant

Consigne. Le paragraphe suivant, construit pour l’exercice, comporte dix erreurs relevant des chapitres 2 à 4 : faux amis, calque, collocation, prépositions et constructions, accords, mode, registre. Repérez-les, corrigez-les et nommez la catégorie de chaque erreur.

« Dans ma carrière d’espagnol, j’ai approuvé tous les modules, mais au niveau de l’écrit en français il y a beaucoup de choses à améliorer. Pour mon mémoire, j’ai fait une enquête auprès d’étudiants de licence. Les réponses que j’ai recueilli montrent que la majorité pense en sa langue maternelle quand ils écrivent. Bien que les résultats sont partiels, on peut dire que la méthode consiste en traduire mentalement. »

TD 1, exercice 2. Nominaliser pour intituler

Consigne. Transformez chaque phrase en un intitulé de section de mémoire, sous forme de groupe nominal.

a) Nous décrivons le corpus et expliquons comment nous l’avons constitué.

b) Les étudiants emploient les connecteurs de manière inégale.

c) Nous comparons les productions des deux groupes.

d) Les résultats permettent de vérifier partiellement l’hypothèse.

TD 1, exercice 3. Densifier puis alléger

Consigne. Réunissez les quatre phrases en une seule, en utilisant un groupe nominal étendu et une subordonnée. Vérifiez ensuite que votre phrase ne dépasse pas trois compléments du nom enchaînés.

« Les étudiants ont rédigé des copies. Ces copies ont été recueillies en janvier. Elles relèvent de deux groupes de Master. Elles constituent notre corpus. »

TD 1, exercice 4. Mode et concordance

Consigne. Complétez avec le verbe au temps et au mode convenables.

a) Je ne pense pas que ce critère (suffire) à garantir l’homogénéité du corpus.

b) Je pense que ce critère (suffire) à garantir l’homogénéité du corpus.

c) Peut-être que l’échantillon (être) trop restreint.

d) L’auteur affirmait que la méthode (avoir été) éprouvée plusieurs années auparavant.

e) Avant que le questionnaire ne (être) administré, il a été testé.

4.7. Corrigés des activités

Exercice 9. a) Noyau : erreurs ; expansions : morphosyntaxiques (adjectif), fréquemment relevées (participe précédé d’un adverbe), dans les copies d’examen (groupe prépositionnel, lui-même pourvu d’un complément du nom). b) Noyau : enquête ; par questionnaire (complément du nom), menée auprès de trente étudiants de licence (participe et groupe prépositionnel). c) Noyau : place ; du français (complément du nom), langue de scolarisation (apposition), dans les parcours universitaires algériens (groupe prépositionnel). La production est libre ; on vérifiera l’accord du participe.

Exercice 10. a) examinons, présent d’énonciation, ou examinerons, annonce du plan. b) a été constitué ; le plus-que-parfait avait été constitué s’impose si le récit est déjà au passé. c) reste, présent d’un propos d’auteur. d) soit, subjonctif après il importe que. e) soit, subjonctif après bien que ; apparaît, indicatif dans la principale. f) s’expliquerait, conditionnel d’hypothèse. g) aura soutenu : futur antérieur, l’indicatif étant de règle avec après que.

Exercice 11. a) Passif : Trois critères de sélection ont été retenus. Impersonnel : Il a paru nécessaire de retenir trois critères. L’actif convient le mieux : il s’agit d’une décision de méthode, qu’il faut assumer. b) Actif : Nous avons corrigé les copies selon une grille commune. Impersonnel : Il a été procédé à la correction des copies selon une grille commune. Le passif convient : l’opération importe plus que l’agent. c) Actif : Nous distinguerons deux niveaux d’analyse. Passif : Deux niveaux d’analyse doivent être distingués. L’impersonnel ou l’actif au futur conviennent, selon qu’il s’agit d’une recommandation générale ou d’une annonce de plan.

Exercice 12. a) Bien que le corpus soit restreint, la tendance est nette. b) Les consignes étaient brèves, si bien que les réponses ont divergé. c) Les critères sont annoncés afin que chacun puisse s’y préparer. d) Alors que l’oral progresse rapidement, l’écrit demande un entraînement plus long. e) Le questionnaire sera administré à l’ensemble du groupe dès qu’il aura été testé, ou après qu’il aura été testé.

TD 1, exercice 1. Version corrigée : « Au cours de mon cursus d’espagnol, j’ai réussi tous les modules, mais, à l’écrit en français, de nombreux points restent à améliorer. Pour mon mémoire, j’ai mené une enquête auprès d’étudiants de licence. Les réponses que j’ai recueillies montrent que la majorité d’entre eux pensent dans leur langue maternelle lorsqu’ils écrivent. Bien que les résultats soient partiels, on peut dire que la méthode consiste à traduire mentalement. » Les dix erreurs : carrière et approuvé, faux amis (carrera, aprobar) ; au niveau de, calque ; il y a beaucoup de choses, registre ; fait une enquête, collocation ; recueilli, accord du participe avec le complément antéposé ; en sa langue, préposition ; la majorité… ils, rupture d’accord entre le sujet et sa reprise ; sont, mode après bien que ; consister en + infinitif, construction.

TD 1, exercice 2. a) Description et constitution du corpus. b) Un emploi inégal des connecteurs. c) Comparaison des productions des deux groupes. d) Une vérification partielle de l’hypothèse.

TD 1, exercice 3. Proposition : « Les copies rédigées par des étudiants de deux groupes de Master, que nous avons recueillies en janvier, constituent notre corpus. » Le groupe nominal étendu ne comporte que deux compléments enchaînés, et la relative porte l’information de date.

TD 1, exercice 4. a) suffise ; b) suffit ; c) est ; d) avait été éprouvée ; e) soit, précédé du ne explétif facultatif.

Références bibliographiques de la leçon

Section ajoutée lors de l’extraction de la leçon pour le dépôt en ligne. Les références sont reproduites à l’identique d’après la bibliographie générale du polycopié source ; le texte de la leçon n’a pas été modifié.

1. Références citées dans la leçon

Riegel, M., Pellat, J.-C., & Rioul, R. (2009). Grammaire méthodique du français (4e éd.). Paris : Presses universitaires de France.

2. Document institutionnel mentionné dans la leçon (« canevas »)

Université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen. Harmonisation. Offre de formation Master académique : domaine Lettres et Langues étrangères, filière Langue espagnole, spécialité Langue et Communication. Canevas, année universitaire 2016-2017 (fiche d’organisation semestrielle et programme détaillé par matière). Document institutionnel non publié.

3. Références complémentaires (bibliographie générale du polycopié, non citées dans le texte de la leçon)

Grevisse, M., & Goosse, A. (2016). Le bon usage (16e éd.). Louvain-la-Neuve : De Boeck.

→ Lien avec la leçon : seconde grammaire de référence citée par le polycopié (annexe C), avec Riegel, Pellat et Rioul (2009), pour les rappels de grammaire.