Français L3 2023/2024
Topic outline
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La première séance du semestre 1 présente le cours : ses objectifs, le référentiel de compétences, l’organisation des deux semestres, le dispositif d’évaluation et le contrat pédagogique exposés dans la présentation du module. Elle comporte ensuite une activité de positionnement, qui permet de situer les acquis de chaque étudiant au début de la troisième année.
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Lire à l’université consiste rarement à parcourir un texte de la première à la dernière ligne sans intention précise. On lit pour préparer un cours, pour répondre à une question d’examen, pour trouver une information, pour rendre compte d’un document. Cette lecture orientée se prépare et se conduit selon des étapes que l’on peut apprendre. La didactique de l’écrit en langue étrangère a montré que le lecteur construit le sens en confrontant ce qu’il attend du texte à ce que le texte lui apporte (Moirand, 1979 ; Cuq et Gruca, 2017). Le chapitre présente ces étapes : reconnaître le type de texte, exploiter le paratexte, comprendre l’ensemble avant le détail, répondre aux questions avec précision.
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La compréhension de l’oral est la compétence la plus sollicitée dans la vie universitaire : on écoute un cours, une explication, une consigne, l’exposé d’un camarade, une conférence. C’est aussi la plus exigeante, parce que l’auditeur ne maîtrise ni le rythme ni l’ordre de ce qu’il reçoit. Les travaux de didactique ont montré que l’écoute efficace est une activité, et non une simple réception : l’auditeur anticipe, sélectionne, interprète et vérifie en permanence (Lhote, 1995 ; Cornaire, 1998). Le chapitre présente les moyens de rendre cette activité consciente et méthodique.
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La compréhension de l’oral est la compétence la plus sollicitée dans la vie universitaire : on écoute un cours, une explication, une consigne, l’exposé d’un camarade, une conférence. C’est aussi la plus exigeante, parce que l’auditeur ne maîtrise ni le rythme ni l’ordre de ce qu’il reçoit. Les travaux de didactique ont montré que l’écoute efficace est une activité, et non une simple réception : l’auditeur anticipe, sélectionne, interprète et vérifie en permanence (Lhote, 1995 ; Cornaire, 1998). Le chapitre présente les moyens de rendre cette activité consciente et méthodique.
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Un texte clair repose sur des phrases claires, et des phrases claires reposent sur une construction correcte. Les difficultés qu’éprouvent les lecteurs devant une copie tiennent souvent moins aux idées qu’à leur expression : une phrase trop longue dont on perd le fil, un verbe qui ne s’accorde pas avec son sujet, une virgule mal placée qui modifie le sens, un paragraphe qui mêle plusieurs idées. Le chapitre traite ces quatre points, du plus petit au plus grand : la phrase, les accords, la ponctuation, le paragraphe. Les règles présentées sont celles des grammaires de référence (Riegel, Pellat et Rioul, 2009 ; Grevisse et Goosse, 2016), limitées aux points qui posent le plus souvent problème dans les écrits d’étudiants.
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Reformuler, résumer et rendre compte sont trois opérations au cœur du travail universitaire. On reformule pour vérifier que l’on a compris, pour intégrer une idée d’autrui à son propre texte, pour expliquer une notion à un camarade. On résume pour conserver l’essentiel d’une lecture et pour la communiquer. On rend compte d’un document pour le présenter à quelqu’un qui ne l’a pas lu. Ces trois opérations relient la compréhension et la production, et le chapitre les présente dans un ordre de difficulté croissante.
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La vie universitaire est faite de nombreux échanges qui ne relèvent pas directement des contenus disciplinaires, mais dont dépend souvent le bon déroulement des études : se présenter à un enseignant, demander une information au secrétariat, faire préciser une consigne, expliquer une notion à un camarade, écrire pour solliciter un rendez-vous. Ces échanges obéissent à des usages que l’on maîtrise d’autant mieux qu’on les a observés et pratiqués. Le chapitre aborde ensemble l’oral et l’écrit, que ces situations associent souvent. Il s’appuie sur la notion de compétence sociolinguistique, que le Cadre européen commun de référence définit comme la capacité à adapter son discours aux relations sociales et aux conventions d’une communauté (Conseil de l’Europe, 2001).
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Le chapitre 1 a présenté le texte argumentatif parmi les autres types de textes. Le semestre 2 lui consacre trois chapitres, parce que l’argumentation traverse une grande partie des écrits et des discours universitaires : articles de presse, essais, introductions d’ouvrages, débats, sujets d’examen qui demandent de prendre position. Comprendre une argumentation consiste à identifier la question à laquelle le texte répond, la position qu’il défend et les moyens par lesquels il cherche à convaincre. Les travaux consacrés à l’argumentation montrent que ces moyens sont à la fois logiques et discursifs : un texte convainc par ses raisons, mais aussi par la manière dont il les présente (Plantin, 1996 ; Amossy, 2000).
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Les mots jouent un rôle crucial dans le processus de communication, pour transmettre le message de la manière dont il est destiné à être transmis. Lorsque des mots sont utilisés dans le processus de communication, on parle de commnication verbale. Le transfert verbal d'informations peut être effectué oralement ou par écrit. La communication orale est le moyen de communication le plus ancien, qui est le plus couramment utilisé comme moyen d’échange d’informations. Cela implique la collecte ou la diffusion d'informations par le biais de mots parlésAprès avoir analysé des argumentations, l’étudiant est invité à en construire. Rédiger un texte argumentatif demande de réunir des compétences travaillées séparément au semestre 1 (construction du paragraphe, emploi des connecteurs, reformulation) et de les mettre au service d’une intention : convaincre un lecteur de la justesse d’une position. Ce chapitre présente la démarche complète, de l’analyse du sujet à la relecture finale. Elle s’appuie sur les travaux consacrés à l’enseignement de l’écriture, qui insistent sur l’importance de la planification et de la révision dans le processus rédactionnel (Reuter, 1996).
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À l’écrit, l’auteur d’un texte argumentatif dispose du temps nécessaire pour choisir ses arguments et ses mots. À l’oral, l’argumentation se construit dans l’échange : il faut réagir à ce qui vient d’être dit, comprendre une objection, y répondre sans tarder, tout en respectant son interlocuteur. Le débat constitue, à ce titre, un genre oral à part entière, qui s’enseigne et s’apprend (Dolz et Schneuwly, 1998). Les travaux consacrés aux interactions verbales ont montré l’importance, dans ces échanges, des règles qui organisent la prise de parole et des stratégies de politesse qui préservent la relation entre les interlocuteurs (Kerbrat-Orecchioni, 1990). Le chapitre présente les moyens linguistiques de l’argumentation orale, puis les règles de l’interaction, avant de les mettre en pratique dans un débat organisé.
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L’exposé est l’une des situations orales les plus fréquentes à l’université. Il consiste à présenter devant un groupe, pendant un temps limité, un travail préparé à l’avance. C’est un genre oral formel, qui obéit à des règles que l’on peut décrire et enseigner (Dolz et Schneuwly, 1998). Sa principale difficulté tient à la situation de l’auditoire : contrairement au lecteur, l’auditeur ne peut ni revenir en arrière ni consulter la table des matières. L’orateur doit donc lui fournir les repères dont il a besoin, en annonçant son plan, e
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Le chapitre 11 franchit deux étapes supplémentaires. La première consiste à ajouter au compte rendu une appréciation argumentée : c’est le compte rendu critique, que l’on rencontre dans les revues, dans la présentation d’ouvrages et dans de nombreux travaux universitaires. La seconde consiste à travailler sur plusieurs documents à la fois : c’est la synthèse, qui confronte des textes portant sur un même thème et en présente les apports de manière organisée. Ces deux exercices mobilisent l’ensemble des compétences de compréhension et de reformulation acquises depuis le début de l’année.
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Le projet de fin d’année constitue la tâche finale du module. Il demande aux étudiants de mobiliser ensemble des compétences travaillées séparément au cours des deux semestres : lire et comprendre des documents, prendre des notes, résumer et synthétiser, argumenter, communiquer avec ses partenaires, présenter un travail et en débattre. Cette organisation par projet s’inscrit dans la perspective actionnelle, qui conçoit l’apprenant comme un acteur social accomplissant des tâches dans un contexte donné (Conseil de l’Europe, 2001 ; Rosen, 2009). Elle a aussi une valeur de préparation : les travaux collectifs, les dossiers et les présentations sont des formes de travail fréquentes en master et dans la vie professionnelle.
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