Gentiane jaune : Gentiana lutea. Gentianaceae
Espèce fréquente des zones montagneuses européennes, elle pousse généralement entre 1 000 et 2 500 mètres d’altitude.
La plante
- Grande herbe robuste (1-1,5 m), vivace par une souche,
- Grandes feuilles parallélinerves, opposées-décussées, embarrassantes au sommet de la tige,
- Fleurs jaune d'or groupées en pseudo-verticilles à l'aisselle des feuilles.

Drogue
Constituée par des racines ridées, dures, robustes, sillonnées longitudinalement, à cassure nette, jaune plus ou moins rougeâtre mais non brune. La saveur est très amère.
La gentiane jaune est cultivée sans difficultés même à basse altitude.
La récolte ne peut intervenir qu'après 7-10 ans.
La majeure partie de la drogue provient encore de l'arrachage de plantes sauvages.
Composition chimique
Essais
Absence du rhizome de vératre, Veratrum album, cette Liliacée très toxique (alcaloïdes), est en effet facilement confondue avec la gentiane (surtout avant la floraison).
Pour être conforme, la drogue ne doit pas contenir d'autres gentianes (analyse en CCM d'un extrait méthanolique) ;
L’indice d'amertume est déterminé par rapport à celui de la quinine.
Matières extractibles par l'eau ≥33%.
Propriétés pharmacologiques et emplois
Les séco-iridoïdes présents dans cette drogue exercent une action stimulante, par voie réflexe, sur la motilité gastrique ainsi que sur les sécrétions salivaires et gastriques.
En phytothérapie, elle est utilisée comme tonique et apéritif, notamment en cas de douleurs gastriques et d’anorexie, mais reste contre-indiquée en présence d’ulcères gastroduodénaux.
Dans l’industrie des liqueurs, les racines sont lavées, épluchées, coupées puis empilées et séchées lentement, de manière à permettre une fermentation qui favorise le développement de l’arôme et de la couleur.

